Encre

par zeio, jeudi 19 juin 2014, 17:21 (il y a 1643 jours) En réponse à zeio




comme en ce moment je n'écris pas, j'écoute





Paroles :
Ah mon foie ! Tu prépares un vieux prématuré. J'avance le ventre creux, les veines bien garnies. On dit mes traits osseux et mon regard teigne, qui, s'épiant, à son rôle, se prend de mal en pis. J'égraine et saigne à vif tous les rades et, du soir à l'aurore, j'en essuierai autant qu'on en tiendra. Visages de seconde zone, comateux délicats, au goulot, je m'affaire à prendre votre parti. Curaçao à lasure, je m'en étais promis, des cieux qui coûteraient moins que ces marbres du soir, concoctés à l'ozone, de ceux qui ont choisi ces tranchées vaporeuses, éliminant les égards. On me prend à partie, pelotant le cul de celle, qui ingénieur ne sait pas faire des briquets comme ça. Mais, tu sais, ceux qui s'allument, rouge et rose et puis vert, qu'on achète complètement faits aux vendeuses de passages. "c'est pas dans tes camions, qu'on mettrait du génie, qu'il faut pour faire marcher des petites choses comme ça. Et puis casse-toi salope, non mais tu vois pas qu'ici, entre nous on est bien, et on n'a pas besoin de toi !"

Mes pas s'égrainent et je vis sur des absences, j'appréhende le verbe, tes gestes bien gardés. La soirée était tiède et mon corps s'échauffait. La soirée était tiède, viens donc me la bouffer ! De ton regard ferme, je retiendrai l'élan qui me traînait vers toi et tes appuis brûlants. Tes traits ont pris la fuite et une fois amputée. Moi, je me sentais un peu jeune, préferais m'en aller. A l'heure où je te parle, j'ai le sang arraché. Et sais-tu que je peu ce que ta gueule me fait ? Ma cuirasse et ton sceau ne font qu'un, tu l'ignores. Mais moi, c'est au fer rouge que j'aimerais tatouer ton corps.

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