Écarts

par zeio, vendredi 20 juin 2014, 04:09 (il y a 1464 jours) En réponse à zeio

Idées

- Faculté de contrôle sur les événements. Désirer voir surgir un avion dans le ciel. Il surgit. Sentiment de toute puissance. Une autre nuit : l'avion ne surgit pas. Je réessaye. Rien. Frustration. "Je suis bien là pourtant, et en pleine possession de mes moyens".

- Imprégnation d'un rêve par la conscience. Le temps ralenti. Je sens que la conscience apporte avec elle une excitation qui risque de me réveiller plus tôt que prévu. Connaissant le défi, je décide de me calmer et de laisser libre cours au rêve sans le perturber. Victoire quand je suis parvenu enfin à le faire durer tout en maintenant la conscience éveillée.

- Expérience. Je suis debout dans un champ. Près de l'ancienne maison de ma mère comme presque toujours. La conscience s'est réveillée et mon rêve devient lucide. Je veux profiter de l'événement pour faire revivre mon chien disparu. Il apparaît. J'ai la sensation qu'il était déjà là. Je ne l'ai pas fait apparaître. C'est lui qui rêve de moi.

- Apparition de la conscience. Amusé par cette mise en abîme, je veux me représenter mon corps. Une personne est à mes côtés. Je lui dit que mon corps est en ce moment même, sous les draps, quelques part, ailleurs. La personne à qui je m'adresse, espiègle, s'en moque et prolonge le rêve. Je m'imagine mon corps sous les draps. J'essaye de le rappeler sans quelle chambre je me trouve.
Je comprends que le cerveau paralyse le corps pendant la phase du rêve pour éviter les mouvements de toutes sortes que ces mêmes rêves ne manqueraient pas de provoquer.

- Ancienne maison de ma mère comme à peu près à chaque fois. Ma conscience est réveillée, si active que je crains de ne pas tarder à me réveiller. Je sais qu'il me reste un temps assez court. Je m'intéresse à la matière dont est tissée le rêve. Sur la terrasse, une table couverte d'une nappe jaune. Je m'approche de la nappe afin de la toucher. J'essaye en la touchant de voir s'il y a une différence au toucher avec les tissus "réels". Le tissus me paraît parfaitement normal. Parfaitement simulé. Je saisis le tissus pour en observer la trame. Je veux savoir jusqu'à quels détails peut aller le rêve. J'aperçois les mailles du tissus extrêmement détaillées. Cette constatation me bouleverse. Je me réveille.

- Traces du rêves après le réveil.
Je rêvais que j'écrivais. Non pas sur un écran mais sur le papier. Réveillé soudainement, mon cerveau reconstruit rapidement la réalité et mon histoire que j'avais quitté quelques heures auparavant. Je ferme les yeux. Une sorte de persistance rétinienne apparaît. Du même type que celles qui apparraissent après avoir fixé le soleil ou une autre lumière intense. Je vois très clairement ce que j'étais en train d'écrire pendant le rêve. J'ouvre les yeux. Je vois distinctement les mots affichés sur le mur blanc. Après une dizaine de secondes, les mots s'évanouissent.

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