9 - rêve de la prairie haute

par Claire @, samedi 21 juin 2014, 18:13 (il y a 1307 jours) En réponse à Claire

Je suis interne dans un service hospitalier, c’est un hôpital comme autrefois, il y a des salles communes et je circule entre les lits. Les gens (ou les enfants ?…….je crois voir un ours en peluche) sont tranquilles, j’ai ma blouse et mon stétho, je fais mon boulot.
Puis je rentre chez moi, je suis fatiguée, alors je vais dormir. Quand je me réveille, pensant qu’il est 14 h, en fait il est plus de 16h15 ……je dois retourner à l’hôpital, car je n’ai pas vu les familles...depuis que je suis interne dans ce service je n’ai jamais vu les familles et pourtant c’est ce qui doit être fait. Il y a aussi une contre-visite peut-être ? Je prends une douche, m’enveloppe dans mon grand peignoir gris. En sortant de la cabine de douche je vois qu’il y a beaucoup de monde dans la maison. Il y a en particulier à côté de moi un homme, avec son visage mince et ses yeux clairs – on est amis, il me sourit – je pars. Ma sœur est là, elle me propose de partir avec elle dans sa voiture, on grimpe ensemble sur une grande butte de terre glaise beige, nue et glissante, et elle perd l’équilibre, je la rattrape sous le bras, son bras maigre et nu à l’aisselle profonde. Elle me dit alors qu’elle doit passer chez le boulanger et je lui réponds un peu agacée que je vais prendre ma voiture, on ne va pas au même endroit et je suis en retard.
Le sentier devant moi fait une fourche, je prends celui de droite pour rejoindre l’endroit où m’a voiture est garée, sur des gravillons. Quand j’arrive à l’hôpital, dans le service règne déjà la pénombre. Je vais rencontrer les familles, les gens qui m’attendent.
A l’intérieur du rêve je m’interroge…… je repense à la dernière fois où j’ai vu cet homme, cet ami : l’ai-je vraiment vu ou était-ce aussi un rêve ? Cet après-midi passé à marcher dans une grande prairie à l’herbe haute, déjà un peu sèche par endroits, avec deux sentiers presque invisibles, parallèles mais éloignés de plusieurs mètres, où l’on avançait enfoncés jusqu’à la taille. On se parlait en riant par-dessus l’étendue baignée de lumière……il y avait juste la joie du rire, une complicité.

si je fais un rêve dans mon rêve
te verrai-je ?
la vie est séparée en couches, en espaces
séparés de cloisons ténues
et celui où je te regarde est le plus profond
le plus ensoleillé le plus libre :
ce champ où je te vois marcher à distance de moi
si libres du temps et du devoir.

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