Comme un murmure de mouchoir, une douce tristesse poème Fabrice Selingant

par le Rouge-gorge, dimanche 14 mai 2017, 15:19 (il y a 134 jours) En réponse à le Rouge-gorge

Comme un murmure de mouchoir, une douce tristesse

Tel un silence d'abîme, un souffle doux amer

Les formes enferment-elles constamment ce qu'elles prétendent ?

Y a-t-il toujours des arbres sous la neige ?

La mousse qui s'étend rafraîchit-elle la mémoire d'arbre des souches ?

L'abeille semble pressée, de retour à la ruche, qui l'ordonne ?

Les fleurs en se parant d'une variation d'odeurs

Pensent-elles duper la mémoire sucrée des papillons ?

Les feuilles en changeant de couleur, se préparent-elles à la folie du vent ?

L'acte d'inaction du gel de l'eau, est-il le plus grand abandon ?

Est-ce certain que la mort des passereaux dans l'appétit des chats

Est une geste sportive de félins sur-nourris ?

Poussée des pollens ; les acouphènes deviennent secondaires

Leur présence assidue reste une morne complainte

Faut-il voir, dans les pluies du printemps, un besoin végétal à satisfaire,

Dans la crainte exprimée, aux jardins de nos vies, de cette revanche de gels tardifs

Aux jours des saints de glace un désir assumé de fructification, une envie d'enfançon ?

Les princesses et les pirates ne chaussant pas encore des pointures adultes

Entendent-ils, sous nos verbes, tous leurs sous-entendus ?

Fabrice Selingant
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