texte visé

par Valentine, mardi 22 août 2017, 14:31 (il y a 91 jours)

Voici, par le récit d’une histoire comme on dit personnelle, une réflexion, si vous le voulez bien, sur les relations entre les hommes et les femmes, l’amitié, les maladies mentales qui, d’après l’OMS, sont à l’instar de la syphillys pour le XIXème siècle, les grands maux du nôtre, le Point de vue et l’honneur, sur un évènement où plus d’un furent perdus.





hier nous sommes allés dans le bois avec L et Y, pour danser et chanter. Il y avait des bougies partout le soir était humide. Les forêts nous enveloppent de leur manteau pour un moment, a dit Louis. Nous sommes rentrés. Puis la situation, pour moi, est devenue compliquée : Y et L se sont comme ligués contre moi, sans le savoir sans doute, ligués contre moi seulement ils pouvaient être contents ensemble. Je sais ce qui arrive dans ce moment. Quoi que je fasse, quoi que je dises, quand bien même ils ne m’amusent plus, si je ne répond pas gaiement à leur provocation - dont l’irrespect augmente avec la nuit et mon silence, alors ils (Y) utilisent ce mot, équivalent moderne d’hystérique : chiante. Quelle laideur.
Hier soir donc, je tolère malgré tout Y chez moi, dans l’autre pièce avec L. ils parlent de moi et de mon « comportement » : je ne serai capable, apparemment, de ne supporter que les relations dans lesquelles je suis idéalisée, dans lesquelles on ne mentionne jamais mes défauts, où les gens préserve l’illusion de ma propre perfection. Qu’ai je à dire ? Rien là dessus. Mais les voilà qui confondent taquinerie et irrespect, jeu et acharnement. Je suis seule dans ma chambre. On me reproche évidemment d’être silencieuse. On me reprocherai peut être d’exister, s’ils n’étaient pas dans ma maison. Alors gaiement, ils entrent, continuent leur jeu sinistre et je le jure, on aurait dit deux poupées de guignol, avec leurs coussins qui me tapaient. Y le justicier prend la chose que L demande, que j’utilise, me rappelle une dernière fois que je suis « chiante », ou folle, ou asociale, c’est à peu près la même chose, et DE FACON ABSOLUMENT LEGITIME, j’ose (mon dieu), le gifler. Une belle gifle, dont je suis fière.
Mais Y, voilà, nous le savions bien sûr mais de là à le croire, est fou. On m’avait parlé de maniaquerie, peu importe. Il me bat, devient fou. Je fais la morte, il s’arrête un peu, et je lui attrape le visage, je le griffe, je voudrais lui arracher les yeux. Il recommence, et je fais la morte à nouveau. Il me crache à la figure, met ses chaussures, me crache à nouveau à la figure en m’insultant, je suis une asociale (c’est possible), me disant qu’il espère que la raclée me servira de leçon, me crache une dernière fois à la figure, puis s’en va. J’ai mal à la tête ce matin.
Je n’ai rien de plus à dire. L est complice, il n’a pas bougé. Maintenant il arrondi les angles avec Y. Il a osé dire à un moment, qu’il aurait du nous frapper tout les deux. Il a joué son jeu jusqu’à ce soir, sans rien faire. Il n’est plus question d’amour.
J’en ai ma claque des tarés. J est un voleur et un menteur, je le savais, j’ai cru qu’il pouvait aimer mais on ne peut pas demander aux gens plus qu’ils ne peuvent. Y son nom me donne la nausée. Louis, sans doute, marche l’esprit tranquille. Je lui souhaite de le garder.

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