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par Foedera, dimanche 10 septembre 2017, 22:55 (il y a 9 jours) En réponse à dh

Cher messieurs François et Dh heu...

Je n'ai pas la chance d'être douée pour l'écriture poétique mais je sais la lire, je pense. Il se trouve que je connais très bien et depuis ses débuts l'oeuvre d'Antoine Emaz. J'ai aussi rencontré cette personne lors de lectures publiques comme, tout récemment par exemple, lors d'un salon dans l'est de la France. N'étant ni une proche, ni une amie littéraire, ce poète est pour moi simplement l'auteur d'une oeuvre que je trouve pertinente et novatrice. C'est pourquoi j'ai été très choquée par vos propos.
Et cela pour trois raisons.

Si j'ai tiqué sur l'orthographe ce n'est pas à cause de l'orthographe mais sur ce que révèlent ces usages maladroits et symptomatiques de la langue. L'incertitude orthographique est un symptôme. Je ne prends le symptôme que pour ce qu'il est. (Vous avez beau jeu de ramener mes remarques à cet aspect formel sans reprendre, bizarre !, ce qui les fonde).
Vous préfèreriez que j'aille au fond des choses ? D'accord, j'y retourne donc. Allons-y. Mais alors ne vous plaignez-pas de la rudesse du propos...

1/ Quand on prétend ergoter sur une oeuvre que l'on ne connaît pas (ce n'est pas moi qui le dit, notez-le bien, c'est François) on devrait avoir la décence d'argumenter avec la même rigueur que l'oeuvre qu'on assassine ; oeuvre dans laquelle le vocabulaire et l'orthographe, curieux n'est-ce pas ?, sont d'une rigueur irréprochable (je sais de quoi je parle). Lisez l'oeuvre : vous verrez....

Survolant une oeuvre dans laquelle ces usages de la langue sont sans fautes, celui qui juge peu important pour son propre usage de respecter la langue dans sa forme et ses règles met en lumière deux choses. D'abord, un manque total de rigueur intellectuelle qui est l'exact contraire des pratiques de l'auteur critiqué. Ensuite et deuxième point, une volonté d'apparaître à tout prix comme un connaisseur et un fin critique d'un texte alors que le travail de lecture, sur le fond et dans la durée, n'existe pas : imposture.

2/ Vous usez de références qui n'ont absolument pas , mais alors pas du tout leur place (Badiou par exemple) dans l'oeuvre d'Emaz et consorts (lesquels ? Nommez, citez, donnez des pages, des titres, des dates). C'est facile, très chic et très mode : mais c'est du vent que de balancer ainsi des affirmations gratuites et non fondées. Une fois encore cela manifeste des prétentions intellectuelles inversement proportionnelles à la connaissance des oeuvres ou auteurs considérés. Nouvelle imposture.

2/ Par déontologie, je ne me permettrai jamais, comme vous le faites, une critique ad hominem dans la dernière intervention à 19h et des poussières, de DH sur les habitudes et, pourquoi pas ? les choix alimentaires, sexuels, ou comportementaux d'un auteur. Toujours non fondés, d'ailleurs : "il paraît que".
Voyez-vous la différence entre vous et moi est là : je suis peut-être nulle et sans pouvoir dans le champ littéraire; c'est vrai. Mais je lis. Crayon à la main... Je peux donc vous informer de ceci...
Si vous connaissiez l'oeuvre de près, comme moi, vous n'auriez JAMAIS écrit "il paraît " pour une raison très simple, récurrente, que je vous laisse découvrir dans : Cambouis, Lichens Encore ou Limites. L'explication est en toutes lettres.(Je ne donne pas les pages, cela vous forcera à lire...)

Je n'ai jamais joué à ce jeu de la médisance ou de la calomnie. Et j'espère que je ne le ferai jamais. Vous étiez petits dans la critique et imposteurs dans vos prétentions. Cette fois Dh heu. vous êtes franchement abject. Cela en dit long sur celui qui parle. Dommage vous méritez mieux. Une telle attitude manifeste surtout l'amertume née de la jalousie ou plutôt l'envie d'un auteur qui, sans doute, n'a jamais eu la chance, lui, peu ou prou d'être incontestable...
Cela dit tout le monde le sait : la haine et le mépris sont souvent l'expression d'une souffrance grande. Elle excuse bien des choses. J'espère qu'un jour vous serez loin de cette amertume et heureux d'être enfin reconnu comme vous l'espérez.

Pour ma part , c'est sans importance : cela ne me dérange pas : lectrice je suis, lectrice je reste et auteure non : je ne sais pas faire. Excusez du peu.
Bonne soirée,
Foedera

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