Affects de la tristesse

par catr @, samedi 03 février 2018, 22:53 (il y a 193 jours) En réponse à Claire

"L’impression que le réel exigeait tant mon attention que je ne pouvais m’y soustraire, mais du coup d’en être réduite à la personne réelle : la personne qui habite dans sa vie, lui obéit. Mais la nostalgie de l’autre pays, où habite une autre soi plus obscur, plus farouche, plus indistinct, mais qui parle ou plutôt qui écrit."


quel est le réel de ton réel, la part la plus véridicte de ton être,
celle que l'on présente ou tout ce qui est caché
la question vient à se poser d'elle-même car il y a ce biovéhicule extraordinaire et ses nécéssités (être, n'est-ce que cette chair et ce sang?) cette matière organique qui nous obligent, oui, puis il a tout ce que le cerveau a enregistré jours après jours après années, toutes les figures et représentations, construites, ses mémoires, qui peuplent et parfois engorgent, poluent aussi.. sauf que l'être n'est pas que cela, il ne peut se réduire à des programmations (qui dénaturent plus souvent qu'autrement)... la part inconstruite, elle, où respire-t-elle, et où la respire-t-on...

..à mon sens ce n'est pas "l'autre pays", mais le pays vrai (ce que peut-être certains appellent état de conscience)

sans doute est-ce par la distanciation nécéssaire à l'écriture que j'en arrive à penser de cette manière, tout ce travail qui requiert le repos le plus exact de l'ego, le dénouage et le dégagement long des cent mille filées et intrications du "cocon de soi"... comme une chrysalide prendrait toute une vie à s'extraire de ce à quoi elle n'appartient plus...
je ne sais pas — je pense tout haut...

est-ce que j'dis des conneries ?

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