la baise, fin

par loulou, samedi 19 mai 2018, 02:12 (il y a 87 jours) En réponse à loulou

JE VOUDRAIS PARLER UN PEU des baises nulles, mais il n'y a rien à en dire. à catégoriser aucune granularité particulière ne convient. c'est que je n'y pense jamais. c'est relatif à mon expérience. en fin de compte, ce n'est pas assez important. je sais que c'est un privilège.

Même lorsque c'est nul, que je n'ai pasenvie, j'aime me le mettre en scène, le faire, mais me moquer. sauf parfois, dans un contexte très particulier, ou l'on se force parceque..., et c'est comme continuer à manger alors qu'on a trop mangé, c'est comme être plein d'une matière qu'on ne veut pas, qui vous remplit, vous brule, le dégoût. mais ce n'était pas grave.

Je peux maintenant parler des fois où c'était bien. avec AZOJZÖ les premieres fois nous étions saouls de le faire: tout le temps. nous goûtions ensemble cette déraisonabilité: par exemple c'était parce qu'on était épuisés qu'on s'empressait de recommencer. bon.

Il y a ensuite les fois drôles. j'aurais plus d'anecdotes à raconter. NSSNK par exemple était poète en son genre me dit une fois que mon zizi dans elle c'était comme une fugue de bach. c'était bien de le faire ensemble, alors on l'a fait jusqu'au dégout, il faut quoi, 2 mois quand aime vraiment le faire ensemble mais qu'on ne s'aime pas.

Il y a eu des surprises. avec HSBLS j'avais tremblé. le lendemain je ne pensais plus qu'à elle. et le surlendemain. j'en rêvais. il n'y a pas eu de suite. c'est pour ça aussi. j'en rêve encore de temps en temps. on sous-estime trop l'intérêt qu'il y a à prendre son temps: je ne l'avais jamais autant fait. et là soudain... c'est comme ouvrir un livre au hasard qui se mettrait à parler de vous. y penser me rend tout de même un peu triste. ça m'est arrivé avec MJSI%M aussi, cette attente, mais c'était moins important; ça a rendu ça intéressant aussi mais d'une autre façon: toute cette poésie sans doute je dis ça ironiquement et puis l'alcool, je ne suis pas arrivé à bander. mais je la trouvais un peu vulgaire. de HSBLS je regrette de n'avoir pas eu l'occaison de tomber amoureux. cette petite mélancolie augurait de belles souffrances, qui font bien mal, qui font qu'on se sent bien, bien important, je ne veux jamais reculer devant un prétexte ni à la douleur ni à la joie, enfin je dis ça, puis je reste dans mon lit au lieu de sortir.

Mais ce que je préfère, en fin de compte, c'est quand ce n'est absolument pas prévu: avec quelqu'un qu'on ne connait que d'il y a quelques heures, on s'en va et le lendemain en milieu de matinée on n'est plus sûr si ça a eu ou non lieu. ça confère un intérêt à la banalité de la baise, de la conversation, lui donne une parenté avec les songes dissipés au réveil. l'oubli est une couleur qui va à beaucoup de choses. on a volontiers un rapport un peu sentimental avec sa sexualité, même lorsqu'il ne s'agit pas sur le moment de ça. on y retrouve peut-être, dans le rapport à soi, ce qu'on a pas voulu sur le moment "investir" - mais qui parle comme ça ? - peut-être simplement par convenance, par politesse envers l'autre. ou peut-être parce que c'est quelqu'un que l'on a connu, comme on dit chastement dans la bible. c'est bien de cela qu'il s'agit. on feuillette son petit album. les amis, les amours. je pourrais parler d'une vulnérabilité, etc., qui rend cette connaissance importante, significative, tous les clichés. je ne me sens jamais vulnérable dans ces circonstances, mais c'est aussi que je suis un garçon alors c'est plus facile. enfin j'en connais qui font des complications. je baise de façon casual. on sait bien que c'est souvent, avec quelqu'un, ce qu'il y a de plus intéressant, de plus marrant, de plus à faire, et puis c'est tout.

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