la baise, finalement

par loulou, samedi 19 mai 2018, 22:21 (il y a 32 jours) En réponse à loulou

je voudrais conclure définitivement ce récit en compilant quelques uns de mes rateaux les plus cuisants.

pendant longtemps je ne me suis pas pris de râteaux. pas seulement parce que j’étais super mignon, mais aussi parce que je n’essayais jamais. donc c’était facile de ne pas souffrir. j’attendais avec un air gentil qu’on veuille bien s’intéresser à moi. ça n'arrivait jamais assez souvent.

les choses ont commencé à se gâter à partir du moment où j’ai commencé à avoir l'esprit d'initiative. il faut bien en passer par là et c’est très bien de le faire. à ceux qui n’osent pas: vous avez tort. surtout la première fois c’est divin. il ne faut pas reculer devant ça. c’est plus intéressant que niquer x ou y parce qu’on est saoul.

la première fois que je me suis pris un râteau… bon je passe sur les rateaux symboliques du collège/lycée parce que ça ne compte pas vraiment.

la première fois n'a eu aucune importance. j’étais deg mais c’était passé le lendemain. je devais voir cette fille. j’avais pas dormi comme ça m‘arrive parfois. j’arrive avec toute la beauté de mes cernes, la peau verte comme la seine et on va prendre une bière devant, on s’allonge sur des transats, oui y’a ça à quai de la gare, il faisait très beau, bière blanche, tout parfait.

on parle donc, normalement je me casse au bout de deux heures parce que j’ai cours après, mais flemme d’y aller alors… mais au bout d’un moment elle me dit: tu ferais mieux d’y aller, je dis non non, sans penser à ce que ça sous-entend. en effet la fatigue aidant elle devait penser que je la regardais d'un drôle d’oeil. et donc. au moment de se séparer j’ai envie de la raccompagner un bout. elle sent le truc venir et me dit: non non ça va aller. et elle se casse fissa. la vache! je crois que j'en étais venu à faire des sous-entendus. je n'avais pas envie pourtant. ce que la fatigue vous fait.

mais bon, ça n’avait pas d’importance.

d’autres ? j’ai plus de mal à les trouver dans ma mémoire que les histoire où… c'est que je refoule.

de ce genre là, y’en a eu pas mal. une, j’ai oublié son nom. carrément je m’étais commencé à m’imaginer que j’étais amoureux d’elle. on avait passé ensemble une soirée absolument formidable. les points communs, le considérations sur l'existence, racontées en se regardant le fond de la pupille, les anecdotes sur l'enfance, tout. on avait acheté des bougies disposées autour de nous dans le parc. le vin, la fraîcheur du soir, ses jolis sourcils, jolis yeux, jolies joues, belle comme un coeur.

à un moment (mon coeur commençait à battre dans ma poitrine avec plus en plus d’insistance) je me décide plus ou moins à établir un contact physique lol. je la prends dans mes bras pour lui faire un câlin… là je me dis qu’il faudrait que je l’embrasse, et elle évidemment se dérobe et me dit avec un air désolé : « je suis pas sûre du genre de relation dont j’ai envie avec toi ».

c’est peu dire que j’ai accusé le coup. on s’est revus une fois suite à ça. politesse de ça part. c’était moins intéressant. j’étais moins enjoué… au moment de se séparer elle m’a fait la bise super vite genre pour pas que je recommence ces histoires d’établissement de contact physique. ça m’a vexé: je me suis dit c’est bon, je suis pas si con quand même! mais elle avait raison, après tout, on ne sait jamais (je ne parle pas de moi).

je m’en suis remis rapidement aussi. je me remets toujours de tout. mon humeur gouvernail qui revient à sa place. j’oublie tranquillement.

d’autres ? en fait, rien qui ne m'ait fait très mal. parce que ce genre de déconvenues implique une absence de relation. ça ne m’est jamais arrivé, de m’imaginer des choses pendant des semaines, des mois, tomber amoureux, puis me faire friendzoner. comment ils font ces gens pour avoir cette patience ?

la seule fois où ça m’a rendu vraiment triste, c’était avec … dont j’ai parlé plus haut. mais des petites déconvenues du genre que je viens de dire, il y en a eu des tonnes. dire qu’on a pas envie, c’est un art en soi. exercice où l’on apprécie pas forcément la subtilité. moi ma manière c’est de ne m’apercevoir de rien. et je fais généralement même pas exprès. ça n’arrive presque jamais, cela dit.

on peut résumer ces rateaux de cette façon:
moi : démonstrations relatives d'intérêt
autrui : non ça va aller
moi: ok (rentre chez moi tristou).


bon c'est pas très intéressant, salut

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