route

par seyne, samedi 26 mai 2018, 22:09 (il y a 207 jours) En réponse à seyne

Je me souviens que j’ai arrêté parce que j’avais le sentiment de donner une vision idéalisée de la réalité. Il s’agissait bien de célébrer quelque chose, mais quelque chose de particulier, de discontinu, difficile à saisir mais emblématique. C’est le temps de la poésie.

Quand je raconte cela par exemple, n’apparaît pas la façon dont le handicap et la folie ont déchiré le tissu de ma famille, les raisons pour lesquelles je n'avais pas revu mes cousins depuis si longtemps. Ni le fait que c’est une mort qui avait « réparé » les liens. Pourtant c’était présent en arrière-plan, dans mon esprit, et donnait peu d’importance à une batterie défaillante. Le roman pourrait dire cela, parce qu’il exprime la continuité, la complexité.

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