allez, une autre

par Seyne, vendredi 08 juin 2018, 11:43 (il y a 69 jours) En réponse à 'sobac

oui, je me doute. Moi je suis plutôt pour une écriture inclusive. C’est difficile à imaginer je crois pour les hommes mais quand on est petite fille apprendre que « le masculin l’emporte toujours sur le féminin » c’est une petite blessure que rien ne referme. Tout comme à l’âge adulte écrire « Madame et cher confrère » selon les bonnes pratiques à une autre femme médecin....et se rendre compte que ce sont les professions et les fonctions marquées d’un pouvoir, d’un prestige, qui n’ont pas de féminin. Comme mon numéro national d’identIfication commence par 2, forcément.

Mais les préconisations complètement inutilisables de l’écriture inclusive, une écriture qui ne peut pas être lue à haute voix, en disent long aussi sur le peu de bon sens, sur les conflits dont le corps social est marqué, encore, autour de ces questions-là.
Deux choses me sembleraient possibles :

- fixer une bonne fois pour toute le féminin des métiers et des fonctions. À l’Académie Française dont c’est le rôle.
- cesser d’accorder les adjectifs et les participes passés. ex : Les sœurs du couvent de Notre Dame des 7 douleurs et le révérend père Gaucher sont allé au calvaire faire un bon pique-nique. Ça résoudrait la règle des participes que le monde entier nous envie.

Les autres inégalités de la langueur, on attend un peu pour leur trouver une solution...la prochaine génération ? Rien de forcé ni d’artificiel ne fonctionnera. Par exemple le « ils » comme sujet d’un groupe mixte, ça me semble difficile à modifier. Peut-être il suffirait de dire que le « ils » ou le « elles » sont également corrects dans ce cas et laisser les choses se modifier lentement.
Mais surtout ne pas alourdir, compliquer, comme le moralisme le fait toujours.

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