extrait de mon roman

par dh, lundi 18 juin 2018, 11:14 (il y a 27 jours) En réponse à Seyne

Si l’idée de mettre fin à ses jours n’avait jamais sérieusement intéressé Joseph Karma, ce n’était pas par amour de la vie ou par courage devant l’adversité, mais surtout par la force d’un interdit moral qui l’empêchait de faire subir à ses proches la douleur de le perdre. Quand bien même il n’était pas certain de leurs sentiments à son égard, cette éventualité lui était insupportable. Ce n’était donc pas une question de choix, de volonté, mais plutôt d’éducation, de dressage. Au fond il n’y a pas ou très peu de liberté dans la vie, seulement une série de dressages, avec ce que cela suppose de récompenses et de punitions, et qui finissent par former la personnalité à partir des caractères héréditaires. Pour sa part, Karma n’avait jamais été un révolté, il avait patiemment supporté tous les dressages qu’on lui avait administrés, n’y opposant parfois qu’une certaine forme d’inertie, de mauvais vouloir qu’il gardait toujours pour lui.

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