lumières

par seyne, jeudi 11 octobre 2018, 09:10 (il y a 12 jours) En réponse à Périscope

oui, c’est des questions très larges que tu poses. Annie Le Brun dans un texte un peu polémique sur « le Monde » parlait de la marchandisation de la beauté, dans un « art » qui installe une uniformité et tente de détruire « ce qui n’a pas de prix ». Mais ce qui m’a vraiment éclairée c’ est cette chose très simple qu’elle disait de la beauté : « Impossible de définir la beauté sinon comme expérience unanime de la singularité ».
Décrire le ciel très particulier d’hier matin d’une façon aussi juste que possible, en travaillant la forme ( j’ai beaucoup hésité par rapport aux adjectifs), c’était essayer de partager sa singularité parfaite, c’est à dire le fait qu’il existait devant moi.

Après il y a la question des liens « filandreux » comme tu dis. Liens entre l’impression d’aujourd’hui et des émotions passées, lien entre celui qui écrit et celui qui lit, présence de la mémoire...liens des métaphores, on pourrait sans doute en trouver d’autres.
Est-ce que le travail sur la forme c’ est donner à ce qu’on a créé une singularité qui répond à la singularité de ce qui existe, qu’on vit ? Pourquoi la singularité d’un style nous fait-elle paradoxalement nous sentir très proche de l’auteur d’une œuvre ?
Beaucoup de questions, des belles questions .


J’oubliais l’essentiel : le lien avec l’inconscient.

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