fécalité

par seyne, mercredi 07 novembre 2018, 13:57 (il y a 11 jours) En réponse à d i v

j'ai d'abord cru que ce texte était une plaisanterie adressée à konsstrukt qui est venu souvent nous relater les péripéties de sa carrière littéraire et "faire sa pub".

Après, si konsstrukt venait faire sa pub c'est parce que sa survie financière en dépendait, c'est à dire qu'il était vraiment engagé dans ce drôle de métier : écrivain.

et du coup je lis autrement le "nous n'y arriverons jamais/chapeau", je le lis au premier degré.
La métaphore merde/écriture, j'ai du mal à la partager totalement, même si elle a des côtés très pertinents. Par exemple : ce n'est pas le plus bienséant de soi qui donne de la matière pour écrire (ou peindre etc.) mais des trucs souvent malodorants, bruts, cachés, des restes que nous ne savons pas assimiler de tout ce qui nous a nourri ou blessé...ou bien : le fumier qui sert à enrichir le jardin et à faire pousser légumes et fleurs, c'est bien de la merde...etc.); mais je trouve que cela ne rend pas assez compte du travail de transformation qu'est l'écriture d'un texte et l'importance de la forme pour donner à cette production la qualité d'une œuvre d'art.
La suite du poème est très belle, d'une beauté difficile à définir, à saisir, avec l'évocation de la solitude de l'enfance, et aussi celle de l'intériorité. c'est la simplicité étrange des image qui produit la beauté :

le tour de l'immeuble
les bras levés



et

à tous ceux qui s'écartent

pour cracher sur des vitres


c'est quoi l'art ?

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