un déchet du passé

par seyne, vendredi 23 novembre 2018, 18:57 (il y a 22 jours) En réponse à dh

Il me semble l’avoir lu à l’époque...
il est formellement très beau, comme ces photos de fleurs en cours de flétrissement que j’avais vues à Arles une année. Ce qui était beau dans ces fleurs c’est qu’elles avaient chacune leur manière de se flétrir, leurs teintes étranges, leurs formes descendantes et épuisées, qu’on y voyait le temps et les conditions qu’elles avaient traversées, et aussi sur elles le travail du hasard.
Elles étaient uniques, infiniment plus qu’une fleur dans son plein épanouissement, qui montre plutôt la splendeur de l’accomplissement de son espèce, splendeur d’autant plus éclatante qu’elle est conforme au modèle génétique.

Et la beauté de ton poème porte quelque chose de ça, et aussi de ce que l’esprut humain peut investir et créer pour résister à l’hiver intérieur.

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