SI VOUS SAVIEZ COMME LE DESIR EST GRAND

par d i v, dimanche 14 avril 2019, 11:50 (il y a 188 jours)

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SI VOUS SAVIEZ COMME LE DESIR EST GRAND



combien d’hiver à reculons dans ta chatte
quand les oiseaux gueulaient la rage d’être un homme
à califourchon dans la mer où sur le sable
à respirer l’odeur d’une épaule d’un cheveu d’une peau qui sent bon
quand la violence de l’été reviendra sous les combles nous réveiller
la langue pour nous rentrer dedans comme les roses dans le jardin tremblant
pour écrire à l’ombre sur ce banc l’attente l’amour le don
la force qu’on peut donner à l’autre sans rien attendre
je m’échappe tu reviendras me dire à bout portant à l’oreille tout bas
tout bas le silence pour enfin nous voir nous connaître
quand tout est nu quand la mer redescend quand la fatigue commence à nous bouffer les jambes
je donne ma langue au chat pour t’entendre dire c’est doux ne t’arrête pas continues la route qui mène jusqu’à chez moi
c’est là oui c’est là appuie très fort et n’appuie pas je veux sentir ta langue entre les mots l’être et la littérature magnifiquement parlé
j’apprends le langage des chiens des loups et des reines
la mémoire de ma mère l’eau propre des mots pour dire le corps
tous ce temps là vénéneux
comment l’écrire maintenant quand je pose un ongle sur tes peaux
que je sers avec mes dents pour ouvrir toutes tes portes
je vais venir entre les gouttes
je veux te sentir au plus près du fleuve et des étoiles
des nuages des nuages du soleil dans cette boite crânienne qu’on appelle l’âme et le cœur
tu choisiras l’altitude le climat hors du temps
le bonheur c’est peut-être ça
une goutte de poison dans la bouche pour me rappeler ton nom
quand nous serons loin du bord sur un autre rivage
mais peut-être que nous sommes déjà morts quand on se dit je t’aime pour la première fois
j’en sais rien je mets des pierres chaudes sur ton ventre
que je peints pour dessiner tes mains sur ma peau
j’aime la couleur de tes coudes de tes mains sur le sol frais ce matin
où je marche pour te suivre un peu et pour voir toutes les lumières de la ville dans tes yeux
n’importe quel fragment est un bout d’église
un dieu dans le trou du cul du monde
réveille-moi pour t’écrire une chanson dans le noir
réveille-moi pour écouter ton souffle
à travers le chant des oiseaux à 4 heures de l’après-midi
je tombe
qu’est-ce qu’on fait là
je ne suis plus sûr d’être ici
quand tu me tiens dans ton ventre dans tes cris dans la jungle je sens ton pouls pour écourter la nuit
pornographique
transformée neutre
et même mathématique
le sel je garde les yeux ouverts
tu m’as réveillé la bite
ceinture
colorant pourpre
j’écris parce que je vais crever un jour
alors j’imagine des trucs
des corps engloutis encastrés qui ne bougent plus
pour être comme les racines d’un arbre dans la terre
et c’est ton corps dans le mien je te sens je te porte sur mon dos tu trembles ça fait des jours qu’on a froid qu’on n’a rien bouffé qu’on n’a rien dans le ventre
si c’est un cri
je veux l’entendre
dis-moi si je sors si je rentre
montre-moi le chemin le plus court jusqu’à la chambre pour faire l’amour une dernière fois
mais il est tard plus aucun bruit dehors dans la ville qui est morte en spirale le long des colonnes aériennes où les artères se touchent pour laisser le soleil se diluer dans nos bouches pendant qu’on dormait
dis-moi comment
dis-moi le beau
dis-moi les planètes
dis-moi les choses qu’un homme devrait savoir
pour être heureux pour être en vie
quand nous marchons ensemble au bord des falaises
au bord où il y a des fleurs
au bord de l’autoroute
au bord


























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