La pâle lueur d’un homme

par Timothée @, mercredi 08 mai 2019, 21:30 (il y a 74 jours)

‘Y a des gens qui crèvent, pour que des salauds vivent.
Ainsi en va-t-il du couple à l’âme morte et au désir servile comme des gilets jaunes et du grand patronat.
Sous sa capuche sombre, la pâle figure veille sur l’ordure, attendant que passe la colère, ou redemandant par amour sa peine. C’est la figure oubliée des origines du drame qu’elle n’oubliera jamais, voudrait l’oublier, ne demanderait que ça plutôt que l’expiation renouvelée de sa haine. Les salauds reprennent une colère, pour la transformer en une merde. Une mascarade pour rester poli, et à entonner avec insolence, une insolence de supplicié qui sait très bien ce qu’il a à perdre. Qui n’est pas dans l’inconscience, moins encore dans l’insouciance. Un supplicié qui ne dit pas forcément merci mais qui pardonne. Tout est vanité peut-être, mais il est des vanités qui ont de la gueule plus que d’autres. La sienne a ceci de politique qui cache une pudeur romantique. C’est comme ça qu’il est né ; ni lui, ni moi, ni personne n’y pouvons rien, seulement l’admirer au détour d’un regard et s’efforcer de ne pas trop le décevoir. Si d’aventure vous l’avez dans la poche, n’y mettez pas la main, laissez-le partir comme il est venu, et vous verrez des étoiles dans la nuit.

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