Enfance

par sobac @, mardi 11 juin 2019, 18:56 (il y a 128 jours) En réponse à Soledad

j'aime beaucoup j'ai apprécié toutes les images de cette enfance

je me permet de poster un texte que j'avais écris a ce sujet

Un reste d'enfance

Voilà que s'évapore un reste d'enfance
le regard perdu sur l'imaginaire ambiant, où coule une rivière d'argent.
Que sont devenus les jeux des préliminaires, quand l'envie musardait
entre des après-midi ensoleillées, et l'attente excitante.
Combien sont lointains les sons, les odeurs, le goût du risque
lorsque le déclic engendrait dans les prunelles
le désir de s'accaparer les rêves.

Il subsiste de ces journées, l'impression implicite d'avoir espéré

Souvent, pour ne pas dire toujours, résonnait la sentence d'être contraint à s'évader
au-delà des frontières permises. Ce qui faisait dire aux intrépides, le danger est un fruit
a la chair exquise .
Ce parfum d'insouciance guidait nos décisions, nos plans , et autres stratagèmes, même si cela semblait espiègle. La réalité à l'esprit pratique, et les pièges ne sont que de vulgaires prétextes pour s' amender de nos frasques.
il faut préciser que la plage horaire était le rempart contre toutes formes de dispersions, afin de continuer nos escapades amoureuses

le temps représente parfois un espace , ou la permission prend place

Quand, au hasard de nos sorties, le besoin de conquête prenait le pas sur nos lèvres
naissait alors ce sentiment que l'on dit éphémère en été, mais au combien essentiel
dans les joutes qui nous opposent.
ces instants devenaient le miel de nos étés, et rien ne pouvait nous faire lâcher prise
pas même la promesse naïve de ne jamais révéler cette intimité
un baiser, voilà tout le prestige, celui qui transforme le quotidien en voyage sensuel
et puis cet air plus sûr de soi flottant comme l'ivresse d'un parfum interdit

les souvenirs se constituent au gré des aventures , l'enfance reste à jamais gravée

Maintenant, a la force de l'habitude, le confort de l'expérience, la saveur d'avoir vécu,
mais personne n'est dupe, rien ne remplace l'émotion, la soif des incartades
l'impression de saisons bénies de ces heures anonymes.
Combien sommes-nous a défier encore la mort qui rôde, la maladie invasive, venin au suc
amer, dans un calice qui ne rouille.
les mots ont remplacé l'insouciance, si le ver est dans le fruit, il reste la sentence dont on connaît la forme, comme l'orfèvre cisèle les destins éponymes

la vie est une constante, son cercle une épure dont la construction est itinéraire hypothétique

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