La noirceur est incalculable

par Timothée @, mercredi 03 juillet 2019, 19:04 (il y a 135 jours)

Mais à l'aube d'une saison dans ma tête réinventée, la neige est venue effleurer mes cils ébouriffés et toucher mes doigts ensanglantés, répandant sur ces paysages qui de mes yeux ravis virent l'incalculable noirceur de la Terre et l'imprononçable blancheur de l'air.


Des pieds et des mains, des mains et des pieds, il faut prendre son parti d'épier demain ou des mies de pain d'hier...
Des oreilles ou du nez il va falloir préférer les sourcils qui ont ceci de supérieur à l'extrême tempe, l'extrême ride du lion, cet arc-en-ciel où se logent les deux trésors des anges farceurs.


Mais ça ne nous dit pas qui de quoi ni quoi de qui, pour qui tout est un pourquoi, sûrement pas un comment où ni quand...
Ça nous dit tout juste jusques à quand, et encore, car ni ou ni donc n'adorent ni or ni et.


Quant à point, je virgule, et je virgule à nouveau d'avoir trop attendu le point-virgule. Les point de suspension sont corrects au nombre de trois, mais trois jure avec les deux points d'un point d'exclamation en mal de s'interroger...


Mais où donc allez-vous chercher tout cela, tout ça sans quoi je n'aurais été qu'encore une âme à la dérive, en mal de ne pas aimer pour ne pas dire les mots doux d'un bel été qui peut se traduire par l'admiration béate, extasiée et forcenée devant tant de beauté.

Fil complet :