Qui suis-je ?

par au phil de la vie, lundi 29 juillet 2019, 17:04 (il y a 80 jours) En réponse à au phil de la vie

https://blogs.mediapart.fr/gerard-prevost/blog/120619/pourquoi-tant-de-haine-contre-jean-luc-melenchon-et-la-france-insoumise

"Cela ne date pas des perquisitions, qui sans doute ont, j’en conviens, renforcé l’animosité vis-à-vis de Mélenchon, lui même le reconnaît. De cette occurrence, les solidarités attendues se sont absentées. On a vu au contraire une sorte d’invitation à en déployer les effets dévastateurs, pratiquement sans limite, sans mesure, sans interrogation ni la moindre recherche d’une objectivité réflexive qui puisse poindre ici où là : une centaine de policiers mobilisés pour l’occasion, de même que la main mise sur les fichiers des adhérents, paraissait donc ordinaire."

"Abhorrer Mélenchon fait partie des modes portées par les petites bourgeoisies, hautes et moyennes, dont la génération de 68 est le principal vecteur et la source explicative"

"C’est la fin de mai 1968 comme moment fondateur générationnel, au sens de Karl Mannheim, comme espace-temps, comme « situation sociale d'appartenance à un même espace historico-social, déterminant une même forme de stratification de la conscience », c’est à dire l’aboutissement d’un cours politique singulier structuré par la cinquième république : un effet générationnel qui s’achève en même temps que le vieillissement de la génération d’âge. Les trajectoires des figures qui ont symbolisé 68, Cohn-Bendit et beaucoup d’autres, en sont la preuve. Derrière nous les vieux débats autour du Deuxième souffle (D. Bensaïd et C. Scalabrino) ou de La répétition générale (D. Bensaïd avec H. Weber) ; nous connaissons maintenant, au-delà des grèves ouvrières qu’il a déclenché et encouragé, la nature sociologique de mai 68 : un mouvement catégoriel petit bourgeois destiné à remplacer l’encadrement économique et politique issu des l’après guerre ! Cela ne fait plus aucun doute aujourd’hui. Le bilan est en cours, c’est pourquoi Mélenchon, qui peut, en regard de la gauche traditionnelle, se prévaloir des 20 % à la présidentielle de 2017, en prend plein la figure. "

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