sur le tard suite

par sobac @, jeudi 17 octobre 2019, 13:05 (il y a 27 jours) En réponse à sobac

Sur le tard devenu montreur d’ours sur banquise a moitié disparue, ce job ne me fatiguai pas, tant l’ours et moi étions en osmose . De ces moments intimes on parlait de tout et de rien comme de vieux potes au comptoir, Bien sûr le sujet qui revenait sans cesse nous occupait l’esprit et nos silences en disait long sur notre philosophie,Alors on imaginait la meilleure façon survivre sans avoir à seriner nos états d’âme.
Un jour, que la banquise devenue peau de chagrin, on prit la décision de partir sous les tropiques, voyage sympathique , sauf à l’arrivée cette chaleur nous accablait, l’ours parlait d’erreur stratégique, et mois je soliloquais sur cette idée prise sans réelle motivation, le climat n’est en aucun cas une raison suffisante à changer de lieu.
Revenir en arrière serait admettre notre bévue , alors mea-culpa , ainsi fût fait, on prit la direction du pôle en riant aux éclats.

L'ours retrouva une EX, moi je fis un stage de dresseur de puces, l'informatique avait le vent en poupe, la Silicon-valley affolait les pronostics sur la faisabilité de devenir milliardaire en plus d'être la nouvelle Mecque des trentenaires branchés.
Mon stage terminé je m’offrais une parenthèse, je me mis en quête de donner un sens a ma vie. Soit courir après l'infortune ou peindre mes jours d'optimisme, chercheur d'or me sembla la bonne résolution, en effet mes carats m'en donnait le privilège. J’échouais, à la pratique du tamis, mais réussissais dans l'art de convaincre,
J'optais dés lors pour la fonction d'usurpateur temporaire

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