sur le tard suite et fin

par sobac @, vendredi 18 octobre 2019, 10:39 (il y a 31 jours) En réponse à sobac

Sur le tard devenu montreur d’ours sur banquise a moitié disparue, ce job ne me fatiguai pas, tant l’ours et moi étions en osmose . De ces moments intimes on parlait de tout et de rien comme de vieux potes au comptoir, Bien sûr le sujet qui revenait sans cesse nous occupait l’esprit et nos silences en disait long sur notre philosophie,Alors on imaginait la meilleure façon survivre sans avoir à seriner nos états d’âme.
Un jour, que la banquise devenue peau de chagrin, on prit la décision de partir sous les tropiques, voyage sympathique , sauf à l’arrivée cette chaleur nous accablait, l’ours parlait d’erreur stratégique, et mois je soliloquais sur cette idée prise sans réelle motivation, le climat n’est en aucun cas une raison suffisante à changer de lieu.
Revenir en arrière serait admettre notre bévue , alors mea-culpa , ainsi fût fait, on prit la direction du pôle en riant aux éclats.

L'ours retrouva une EX, moi je fis un stage de dresseur de puces, l'informatique avait le vent en poupe, la Silicon-valley affolait les pronostics sur la faisabilité de devenir milliardaire en plus d'être la nouvelle Mecque des trentenaires branchés.
Mon stage terminé je m’offrais une parenthèse, je me mis en quête de donner un sens a ma vie. Soit courir après l'infortune ou peindre mes jours d'optimisme, chercheur d'or me sembla la bonne résolution, en effet mes carats m'en donnait le privilège. J’échouais, à la pratique du tamis, mais réussissais dans l'art de convaincre,
J'optais dés lors pour la fonction d'usurpateur temporaire

cette situation dura le temps que dure les roses,la banquise me manquait, l'ours me manquait, je vieillissais , les ride s'accaparèrent de mon ego, je me faisais l'effet de radoter.
Contre toute attente la maladie vient me tenir compagnie, je n'aurais jamais cru qu'elle fit sont lit à l'endroit de mes rêves, cette période d'introspection me révéla la face cachée de mon être.
Dés lors mes priorités seraient simples, vivre au jour le jour sans à priori ni projets insensés.
J’écrivis à l'ours un matin d'hiver, lui révélant ma nouvelle condition sans rien n'omettre de mes incertitudes, puis enfin apaisé je profitais de faire des ballades en regardant la nature comme une amie avec qui on peut causer et ne rien ajouter de plus au cadeau qu'elle nous offre.
J'appris plus tard que l'ours errait toujours à la recherche du bonheur enfui.

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