Je ne sais te parler qu’avec mes mots

par Soledad, mercredi 30 octobre 2019, 15:49 (il y a 19 jours) En réponse à Soledad

Bonjour Annie et merci.

Puisque vous êtes la première à vous intéresser au sens voici les clefs de mon texte.

Les deux premières premiers vers font allusion au golfe du Goubet (Djibouti)

Si l'on tourne le dos à la mer, on s'enfonce dans des territoires arides et une banquise de sel peuplés de nomades au visage d'ébène. On dit que même le chacal fait sa prière avant de la traverser.

Dans les monts de l'intérieur, des forêts primaires. Lorsque les fleurs d'acacia tombent, elles recouvrent le sol d'un voile.

Linceul des oueds, car arrive ensuite la saison sèche

Tout comme il existe cinq noms pour les pluies, le vent du Nord brûlant appelé Khamsin, souffle cinq mois durant donc les cinq cycles de Sélène, nom donné à la lune.

Les mots "anhèle et étouffent" renvoient au climat éprouvant qui coupe le souffle et fragilise la vie. L'espérance de vie dans ces régions est d'environ 38 ans.

Tout y est symbole, c'est un monde manichéen ou le bien et le mal s'affrontent continuellement.

Tout comme la lune ne peut se refléter dans un puits sans eau, mes souvenirs ne sont plus que des fossiles d'un monde qui n'existe déjà plus.

Merci pour votre curiosité, ça fait plaisir.

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