les trois remarques et la suite.

par zeio, vendredi 18 juillet 2014, 15:10 (il y a 2143 jours) En réponse à Florian

Mais, concernant les gestes et les êtres qui les réalisent, l'image que nous nous en faisons joue aussi son rôle, à différents degrés de justesse, les êtres sont inextricables, l'imaginaire que nous nous faisons d'eux joue un rôle au moins aussi important que ce qu'ils sont réellement. Je crois que c'est ainsi que les hommes aiment, il ne peut pas en être autrement...
Cette image peut être pleine d'erreurs de jugements, d'idéalisations nécessaires, cela n'enlève pourtant rien à la sincérité de l'affection. Ça n'est peut-être pas autre chose que laisser entrer l'autre en totalité dans son monde intérieur, lui préparer et lui laisser une place de choix dans la forêt du dedans, pour qu'il vienne y loger, vivre en nous. Tout autant que vivre à nos côtés : l'aspect "organique" jouant aussi, évidemment.
Et la profondeur de l'affection est égale à la profondeur de celui qui aime !
Aimer un être, ou aimer son geste (son prolongement) c'est peut-être finir par aussi savoir aimer la profondeur de sa part inconnue, propre à renouveler l'ordinaire, à renouveler indéfiniment l'affection. Laisser une chance au mystère de l'autre sans doute, plutôt que de s'accrocher à cette sorte d'illusion de connaissance qui sera boiteuse, incomplète et surtout statique dans le temps, tandis que les êtres sont changeants.
Bon, je déborde un peu du sujet...

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