Esprit de la fuite

par zeio, dimanche 14 mai 2017, 02:05 (il y a 459 jours)

PALIOXIS


D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours vécu en reptile, et n'ai fait que m'adapter, selon les situations et les êtres auprès desquels je me trouvais, ainsi que l'esprit de l'évolution et de l'adaptation des espèces l'ordonne à mes cellules. Rien que de très normal dans ceci, me suis-je toujours dit. Une chose est certaine : je n'ai jamais été corrigé ni incité à me comporter différemment. Cet agissement de métamorphe a l'avantage de plaire au grand nombre, je donne à chacun de ce qu'il attend de moi, ayant développé à un degré peu commun ma capacité à détecter et à répondre avec précision au désir de l'autre, il est aisé pour moi d'enchanter, de mettre à l'aise, de rendre heureux voire vivant en certaines occasions. En ma compagnie, chacun a le sentiment de se trouver en territoire familier. En retour, je demande finalement pas grand chose, sinon qu'on me foute la paix. En parallèle au développement de ma capacité d'adaptation j'ai aussi cultivé à l'extrême l'esprit de la fuite. Je m'explique : un chuintement un tant soit peu bizarre suffit à déclencher instantanément un mouvement réflexe prodigieusement bref et efficace, mais n'étant pas hérisson, je ne suis pas en mesure de me rouler en boule, je me précipite donc vers un point de sortie, repéré inconsciemment depuis belle-lurette, saisi le temps d'un éclair, je m'y engouffre avant que quiconque ait compris de quoi il en retourne précisément. Il va de soi que la fuite peut prendre toutes les formes mais la plus énigmatique, la pointe extrême de mon art, c'est la fuite à l'intérieur de mon âme. Vous ne comprendrez pas ceci. Sachez que je ne le comprends pas non plus, si cela peut vous rassurer, non seulement sur ma santé mentale, mais surtout sur la votre. On peut donc affirmer sans crainte de se tromper que j'ai été éduqué à la façon des reptiles. Assez récemment pourtant je réalisais qu'il ne m'était plus guère utile d'étirer la langue afin de capter dieu sait quelles hormones ou odeurs dans l'air frais du matin. Je découvrais qu'il ne m'était pas indispensable non plus d'exercer mon repos et le rehaussement de la température de mon corps, appuyé contre un rocher, enveloppé dans les rayons chauds et bienveillants du Soleil. Mais la découverte la plus récente et la plus formidable, le sublime achèvement de mon existence de reptile est celui-ci : à la suite de cette nouvelle métamorphose, j'achevais de concevoir qu'il ne m'était plus nécéssaire de prendre la fuite. Я]ф


(Ce dernier mot cryptique, c'est le chat qui l'a composé, en marchant sans gêne aucune sur mon clavier. Je lui laisse donc le mot de la fin.)

Esprit de la fuite

par Florian, dimanche 14 mai 2017, 02:40 (il y a 459 jours) @ zeio

De l'arithmétique vaudou en quelque sorte.
Ce chat a de la patte.

Esprit de la fuite

par zeio @, lundi 15 mai 2017, 13:59 (il y a 457 jours) @ Florian

Il a de la patte, et en plus il est arrivé à point nommé

Esprit de la fuite

par --, dimanche 14 mai 2017, 08:58 (il y a 459 jours) @ zeio

Édité à la demande de l'auteur.

Esprit de la fuite

par zeio @, mardi 16 mai 2017, 13:33 (il y a 456 jours) @ --

En effet. C'est un bel épisode de synchronicité jungienne https://fr.wikipedia.org/wiki/Synchronicité

Esprit de la fuite

par --, mercredi 17 mai 2017, 08:33 (il y a 456 jours) @ zeio

Édité à la demande de l'auteur.

Esprit de la fuite

par sobac @, dimanche 14 mai 2017, 19:06 (il y a 458 jours) @ zeio

ton chat fais aussi des siennes ☻ ○•♠☻☺, voila les croquettes de la mienne
qui prends la fuite quand çà l'arrange

Esprit de la fuite

par Rémy @, mardi 16 mai 2017, 00:33 (il y a 457 jours) @ zeio

Ah, j'adore les lézards - en fait un lézard ça n'est rien d'autre qu'une souris verte, finalement. Je l'attrape par la queue, elle me reste entre les doigts à frétiller, je la montre à ces messieurs.


Il me semble néanmoins qu'il y a un manque de compréhension dans çtaffaire. Les reptiles ne cherchent pas du tout à détecter les désirs des autres ni à leur plaire. Ils ne se privent ni ne se passent de rien, sauf de bouger inutilement, ont l'œil méchant, sont très goulus, et attrapent la moindre sauterelle à leur portée (ou grenouille, ou poisson, ou souris, ou tout ce qui peut raisonnablement être pris pour de la nourriture et mesure approximativement la taille de leur gueule, qui est remarquablement extensible). Ils fuient vivement mais pas préventivement - les mammifères sont beaucoup plus craintifs. Il me semble que l'attitude que tu décris là est un mélange de souris et de chien, mais pas un reptile. Non d'ailleurs, même pas, aucun animal ne renonce ainsi à quoi que ce soit, c'est le propre de l'humain dépressif. Aussi d'accuser le monde entier de ne l'avoir pas élevé autrement et patati et patata. Il n'y a que des humains pour cultiver une telle mauvaise foi et un ressentiment pareil. On ne peut pas décemment mettre ça dans la peau d'une bête.

Interprétation correcte de deux comptines

par Rémy @, mardi 16 mai 2017, 00:50 (il y a 457 jours) @ Rémy

Une souris verte
Qui courait dans l'herbe
Je l'attrape par la queue
Je la montre à ces messieurs
Ces messieurs me disent
Trempez-la dans l'huile
Trempez-la dans l'eau
Ça vous f'ra un escargot tout chaud.

La souris est évidemment ici une jeune fille. Verte signifie pas mûre, donc une jeune vierge. Elle folâtrait dans les prés ou allait se promener au parc, comme on voudra. Je l'attrape à l'aide de ma queue. Je la montre au maire et au curé, c'est-à-dire que je l'épouse (la jeune fille, pas la queue). Ces deux messieurs me conseillent de tremper la queue (pas la jeune fille) dans un lubrifiant puis dans l'humidité intime de la fille pour obtenir un bébé.

--------------------------------

Je frappe au numéro 1,
Je d'mande mam'zelle Angèle.
La concierge me répond :
- Mais quel métier fait-elle ?
- Elle fait des pantalons,
Des jupes et des jupons,
Et des gilets d'flanelle ;
Elle fait des pantalons,
Des jupes et des jupons,
Et des bonnets d'coton
- Ah ah ah je ne connais pas ce genre de métier
Allez voir à côté.

Je frappe au numéro 2,
Je d'mande mam'zelle Angèle.
...

Là il faut se demander pourquoi la concierge dit qu'elle ne connaît pas ce genre de métier au lieu de simplement dire qu'il n'y a pas de couturière dans l'immeuble. Le fait que le numéro 2 soit à côté du numéro 1 et pas en face nous donne un indice : c'est en Angleterre que ça se passe. Les maisons closes y ont été interdites beaucoup plus tôt qu'en France et l'on y était beaucoup plus pudibond : les femmes faisant commerce de leur corps justifiaient de travailler à domicile en se disant couturières - enfin non, justement, sans le dire : elles faisaient des pantalons (c'est-à-dire une passe sans que l'homme se déshabille), des jupes (sans se déshabiller elles-mêmes, au troussé), des jupons (en dessous érotiques), etc.. Il est laissé à l'imagination du chanteur de décider de ce que les gilets de flanelle et les bonnets de coton pouvaient bien désigner. Tout ça explique le nom putassier de cette Mam'zelle Angèle et le fait que la concierge s'offusque et chasse le quidam qui suggère que seraient pratiquées dans son immeuble des activités que la morale réprouve.

Esprit de la fuite

par zeio, mardi 16 mai 2017, 01:05 (il y a 457 jours) @ Rémy

J'avais en tête un caméléon au départ, d'où l'idée d'une bestiole qui s'adapte aux circonstances, en modifiant ses couleurs pour mieux disparaître des regards. Mais le caméléon, c'est trop précis, trop déjà-vu et connoté, le reptile est plus abstrait, ce sont nos origines (Reptiles mammaliens), et le cerveau reptilien ancestral, qui gère les évènements de base comme la fuite. Je n'ai pas nommé le lézard, mais ensuite, celui qui hume l'air avec sa langue, c'est plutôt le serpent, tout cela se mélange pour donner l'idée du reptile. Même dans ce texte-ci tu as vu un esprit dépressif alors, je dois vraiment avoir la poisse, car pour moi il y a surtout de l'humour.

bon sang mais c'est bien sûr !

par Claire, mardi 16 mai 2017, 09:49 (il y a 457 jours) @ zeio

Ce que pourchasse Rémy c'est le sentiment dépressif...
Merci zeio !

bon sang mais c'est bien sûr !

par dh, mardi 16 mai 2017, 12:04 (il y a 456 jours) @ Claire

oui, la dépression est la némésis de l'extrème droite, mais aussi de l'extrème gauche.

Ce n'est pas exact.

par Rémy @, vendredi 19 mai 2017, 00:00 (il y a 454 jours) @ Claire

Ce que je "pourchasse", ce sont les confessions sans distanciation. Il se trouve qu'on n'en lit presque que des dépressives sur délivre, et le fait que la perte de distanciation est un des premiers symptômes de la dépression y contribue évidemment.

Par contrexemple le texte de zeio à propos de l'agacement d'être dans le train fait partie de ce que je "pourchasse", bien que n'étant pas à proprement parler dépressif. Simplement à aucun moment le narrateur ne fait le moindre pas de côté. Il pourrait le faire par autodérision ("je suis en train de devenir un vieux con qui fait la morale au monde entier") ou par références ("l'enfer, c'est les autres") ou en arrangeant le style de manière à ce que l'écriture suive la montée de l'énervement, ouc. - il y aurait mille solutions pour que ça devienne de la littérature.

En fait la question c'est de savoir si le texte est écrit pour le lecteur ou pour soi-même, et s'il est écrit pour soi-même, s'il contient quand même quelque chose qui récompensera le lecteur d'y investir du temps et de l'attention. Sinon, c'est de l'égoïsme d'abord et de l'abus ensuite. La pirouette qui consiste à dire "le lecteur y trouvera bien lui-même quelque chose, comme moi je m'intéresse aux à-côtés des grands auteurs" est particulièrement nombriliste et escroqueuse.

Ce n'est pas exact.

par Claire, vendredi 19 mai 2017, 00:15 (il y a 454 jours) @ Rémy

Je ne suis d'accord avec rien de ce que tu dis ici, c'est ta perception à toi et personnellement je trouve les textes de zeio originaux, travaillés, subtils, avec un univers très personnel.
Que tu exprimes tes ressentis est une chose, que tu les assènes et les radotes interminablement en est une autre qui ne plaide ni pour ta tolérance ni pour ta maturité, et qui a fini par lasser tout le monde. Je suis persuadée que tu t'en rends compte et que tu es incapable de t'arrêter pour autant. C'est très chiant.

Ce n'est pas exact.

par zeio, vendredi 19 mai 2017, 01:45 (il y a 454 jours) @ Rémy

C'est bien étrange comme remarque. Enfin, ce qui est le plus étrange, c'est que tu ne voies pas la distanciation, l'auto-dérision ou l'absurde qui sont pourtant des éléments centraux. Ça n'a pas toujours été le cas dans les sornettes que j'écris, avant je n'avais pas de distance. Peut-être que tu es un peu resté "bloqué" dans le passé, au niveau de l'image, de la perception que tu te fais de mon travail (pareil pour le côté "dépressif"). Ça n'est pas une posture ou une tentative de "rattrapage", je le pense sincèrement. En fait, j'en suis même certain : il y a une distanciation. Ne la voyant pas (mais sans doute est-ce de mon ressort) ou n'y étant pas sensible sous la forme utilisée, j'imagine bien que ces textes doivent être pénibles à lire.

Ce n'est pas exact.

par Rémy @, vendredi 19 mai 2017, 11:54 (il y a 453 jours) @ Rémy

Par autre contrexemple, le texte de dh qui raconte en une demi-page la chute du personnage dans la drogue et la misère est éminemment dépressif mais ne fait pas partie de ce que je "pourchasse". L'écriture à la 3e personne, l'absence d'évocation de sentiments ou de réflexions in petto du personnage, le côté caricatural de cette descente aux enfers inexorable à la vitesse grand double vé donnent de la distanciation.

Du fait que l'histoire est finie et le héros moribond après 30 lignes, ç'aura du mal à devenir le début d'un roman, comme dh l'annonçait (quoique - en littérature rien n'est impossible), mais c'est une autre question.

Cela dit, la question de la différence entre les intentions de l'auteur et ce qu'il produit n'est pas non plus dénuée d'intérêt... Peut-être que ce que je "pourchasse", ce sont les textes qui se figurent. (Pas sûr.)

Ce n'est pas exact.

par dh, vendredi 19 mai 2017, 14:31 (il y a 453 jours) @ Rémy

le texte auquel tu fais allusion avait d'abord été écrit à la première personne. et puis j'ai préféré tout mettre à la troisième.

Ce n'est pas exact.

par Claire, vendredi 19 mai 2017, 22:27 (il y a 453 jours) @ Rémy

Je ne sais pas, je vois qu'on se fâche et certainement il y a des choses importantes derrière ces énervements.
J'ai envie de laisser cela sédimenter pour moi, autour de cette question : qu'est-ce qui fait que l'autoportrait est un des sommets de l'art, et si différent du narcissisme ?


à plus.

Esprit de la fuite

par Rémy @, mercredi 17 mai 2017, 00:19 (il y a 456 jours) @ zeio

Ça ne m'a pas fait rire.

Moui, tu y as mis des reptiles, pas un reptile... Mais je trouve que tu leur as ôté trop de reptilité : un caméléon qui ne change pas de couleur et qui ne louche pas sur une mouche, ça ne parle pas tellement. Il faut bien voir que ce n'est pas pour se protéger des chats sauvages que les caméléons reluquent de partout (pour ça ils font confiance à leur camouflage), c'est pour guetter les insectes. Chlurp. Sans timidité ni hésitation.
À propos de parler : le coup de la langue tâteuse, c'est sûrement un varan ! Un énorme de Komodo, vorace, dragonesque, terrible, dangereux, fétide et empoisonné ! C'est pas lui qu'a peur, c'est le lecteur. Et quand bien même on reconnaîtrait à cette langue, pour te faire plaisir, un petit serpent de rien du tout : même petits, ils sont venimeux, et ce qu'ils cherchent, fourchus et insidieux, c'est des proies bien chaudes à engloutir goulument et sans états d'âme, pas des cachettes. Le reptile est vif mais pas craintif. Alors que ton gars, là, ç't'un couard sans queue qui ne happe rien.
MOI ! Qui suis un véritable reptile authentiquement reptilien ! de quatre mètres de long, dont un mètre de gueule pleine de dents, allongé parfaitement immobile au bord de l'eau et au soleil, tapi, certes, mais souriant et les yeux bien ouverts, à guetter tout en digérant, je BONDIS étonnament haut et voilà, gnap, ton négrillon peut toujours essayer d'aller frétiller dans le fond de son âme, j'en mange une moitié tout de suite et je mets l'autre à faisander pour dimanche. Ça lui apprendra à se croire reptile et à ne pas penser au crocodile.

Esprit de la fuite

par zeio, mercredi 17 mai 2017, 01:36 (il y a 456 jours) @ Rémy

C'est parce que tu cherches le raccord, plutôt que l'incongru. Quand on va Disneyland, on s'attend généralement à trouver un grand huit, de la barbapapa, et un selfie avec Donald Duck. D'ailleurs je m'attendrais à la même chose. Mais la littérature, c'est tout de même différent. Ouvrant un livre, en ce qui me concerne (ça n'est pas le cas pour tout le monde. À chacun ses plaisirs, je cherche simplement à faire comprendre mon intention) je ne suis pas à la recherche d'une surprise narrative, du suspens, du réalisme, ni à trouver mes idées confortées, validées. Si je trouve une émotion en lisant un bouquin, ça n'est pas parce que soudain Jérémy à quitté Delphine, ou bien parce que le petit chien est mort. C'est parce que le musicien itinérant d'apparence noble avait un ourlet défait, une salissure sur son col, un lacet de ses guêtres coupé. Ou bien parce que la madeleine n'est plus seulement une madeleine, elle devient la porte d'entrée de l'édifice immense d'un souvenir oublié. Ce sont des petites fissures par lesquelles s'engouffre le vent de l'inconnu, le revers du monde et un petit morceau de vérité. C'est ce que je cherche dans la littérature. Pourquoi est-ce que je raconte tout ceci ? Parce qu'étant donné que j'écris ce que j'aimerais moi-même lire en tant que lecteur, il s'agit de prendre l'inconnu, l'énigmatique en considération, le reptile n'en est pas un, c'est l'impression qui s'en dégage qui importe. Ce qui m'intéresse, ça n'est pas tant le sens que la résonance des événements, des objets et des personnes, et leurs portées. Dans la phrase "D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours vécu en reptile" il n'est pas simplement question de zoomorphismes. Il s'agit aussi de l'histoire évolutive de l'homme, dans laquelle mon histoire s'inclut. En résumé, lorsque tu écris que les reptiles ne font pas assez reptiles, tu passes à-côté de l'intention non seulement de ce texte, mais de tous mes autres textes. C'est comme si tu disais, voyant par exemple un tableau de magritte (en caricaturant) : "ça ne va pas, il y a un nuage à la place d'une tête, et une tête à la place d'un nuage" tandis que l'intention du peintre est justement de provoquer un choc d'irréalité, l'incongru qui devient concordance, sous l'effet de liens bizarres. Il cherche à dire que les choses peuvent être autre chose que ce qu'elles sont en apparence. Ce faisant, les éléments mêmes les plus ordinaires trouvent une autre portée : la portée de ce que nous y mettons de nous-même à l'intérieur. Voilà, c'était pour éclaircir les choses (ou au moins une tentative)

Esprit de la fuite

par Rémy @, mercredi 17 mai 2017, 20:08 (il y a 455 jours) @ zeio

Quel pipoteur. La vraie vérité c'est que t'as écrit un texte dépro sans grâce et que t'as essayé de le sauver en y mettant un mot décalé, sans prendre la peine de réfléchir à ce qu'il amenait ni de le laisser agir sur le texte.

À part ça, si c'est à moi de chercher les pépites imprévues, je préfère lire l'Ouiquipédie que l'après-midi du gars qu'a pas pris sa gélule. Elle, au moins, est un don sincère. (L'Ouiquipédie, pas la gélule.)

Esprit de la fuite

par zeio, jeudi 18 mai 2017, 01:39 (il y a 455 jours) @ Rémy

Je ne prends pas de gélule. Dans ce texte il n'y a pas plus de dépression que de dérision, il est le fruit d'un travail patient et tu n'es pas en mesure de remettre en cause la sincérité de celui-ci.

(non mais, ho !)

par catr @, jeudi 18 mai 2017, 03:35 (il y a 455 jours) @ Rémy

- pas de texte -

(non mais, ho !)

par zeio, jeudi 18 mai 2017, 11:36 (il y a 454 jours) @ catr

Il est méchant le Rémy, il a ses sautes d'humeur. On parle de magritte, on essaye d'éclaircir une intention, et il répond à coups de : "pipoteur ! dépressif ! avaleur de gélule ! Écrivain sans sincérité !" Sans doute échaudé pour des raisons qui me sont étrangères. Mais venant d'un créateur d'animations Java qui a quand même plus ou moins l'air d'être une merde humainement parlant, on a moins de quoi se sentir meurtri.

(non mais, ho !)

par dh, jeudi 18 mai 2017, 12:19 (il y a 454 jours) @ zeio

bah, "avaleur de gélules", ce n'est pas si grave.

(non mais, ho !)

par zeio @, jeudi 18 mai 2017, 12:36 (il y a 454 jours) @ dh

Non mais ce qui m'insupporte, c'est l'aspect inopiné, inattendu et profondément injuste. Et surtout la remise en cause de la sincérité, de l'aspect "don" de mes textes, ça me reste en travers de la gorge, c'est pas quelque chose que je peux avaler, comme ça, comme un haricot ou une pastille vichy. De plus on me cherche des noises depuis quelques jours et je sature.

(non mais, ho !)

par Claire, jeudi 18 mai 2017, 17:25 (il y a 454 jours) @ zeio

Quand on ne supporte pas l'émotion dépressive, pour des raisons variées et souvent profondes, on la voit partout et on adopte des positions opposées, qu'on appelle "défenses maniaques". Je ne développerai pas, mais une des caractéristiques désagréables c'est la tendance à maltraiter ceux qu'on imagine déprimés, sous prétexte de les extirper de leur dépression.
Je ne sais pas si c'est le cas de Rémy, et je m'en fous, mais ce que je vois c'est que sous prétexte de pousser les gens à écrire autrement, de façon non-dépressive, non exhibitionniste, il leur donne envie de lui casser la figure ou de tout mettre à la poubelle. C'est aller à l'encontre des buts du forum.

J'aime bien tes autoportraits zeio, et aussi cet éloge de l'enfouissement, du secret, de l'immobilité, de la perception qui les infuse. Je les trouve parfois un peu trop longs, engluants, voire bourratifs...ou bien est-ce ma paresse ? personnellement je les élaguerais et aèrerais un peu. Mais je ne suis pas toi, et l'enfouissement n'est pas une technique de respiration à pleins poumons ;)

(non mais, ho !)

par zeio, samedi 20 mai 2017, 00:06 (il y a 453 jours) @ Claire

Merci Claire pour tes remarques. Je ne les imaginais pas bourratifs, voire quasiment oppressifs puisque c'est ce que tu sembles dire. J'espère qu'ils ne le sont pas tous quand même. Je dois réfléchir à la question...

J'ai ajouté bon nombre d'illustrations en haut du site (au moins une centaine), j'espère que ça te plaira, ainsi qu'aux autres participants de délivre.

(non mais, ho !)

par Claire, samedi 20 mai 2017, 16:44 (il y a 452 jours) @ zeio

Peut-être ca tient aussi au côté "pavé" de la présentation, que tu utilises le plus souvent.

J'ai vu passer quelques images dont celle d'une lune vert pâle surgissant d'un ciel brun nocturne ( je n'ai pas eu le temps de noter le titre ni le nom de l'auteur), magnifique...merci, ces images sont vraiment un des grands plaisirs su forum.

(non mais, ho !)

par le Rouge-gorge, samedi 20 mai 2017, 18:37 (il y a 452 jours) @ zeio

En effet, je me joins à Claire, pour te remercier, ce musée (terme qui n'est pas péjoratif à mes yeux) est une richesse à chaque ouverture de la page delivre, j'y apprends régulièrement des connaissances nouvelles en arts plastiques, m'ouvrant à des recherches pour les auteurs cités.

Cordialement.
Fabrice le Rouge-gorge

(non mais, ho !)

par zeio, samedi 20 mai 2017, 18:43 (il y a 452 jours) @ le Rouge-gorge

Merci Fabrice, je suis content que ça te plaise.

(non mais, ho !)

par zeio @, dimanche 21 mai 2017, 13:05 (il y a 451 jours) @ zeio

Pour info j'ai modifié le système d'intégration des vidéos youtube, cela devrait marcher correctement sur toutes les plateformes désormais.

(non mais, ho !)

par zeio @, vendredi 19 mai 2017, 12:59 (il y a 453 jours) @ zeio

Je n'aurais pas dû écrire ce message, notamment la dernière phrase qui est une attaque personnelle, j'étais énervé. Je ne connais pas personnellement Rémy je ne peux donc pas juger et certainement pas de manière aussi radicale. Je m'excuse donc, pour cet argumentum ad personam.

(non mais, ho !)

par catr @, vendredi 19 mai 2017, 16:50 (il y a 453 jours) @ zeio

j'aurais dû faire un signe de plus pour rendre mon expression positive à vos yeux ...

(non mais, ho !)

par zeio, vendredi 19 mai 2017, 23:58 (il y a 453 jours) @ catr

Pas de problème, tu n'y es pour rien. J'ai eu un moment de saturation. Faut dire que c'est pas toujours facile si tu vois ce que je veux dire.