six fois 6 fois six

par Claire, mardi 23 janvier 2018, 12:06 (il y a 456 jours)

Édité en raison la publication prochaine du texte

françois ?

par Claire, mardi 23 janvier 2018, 17:22 (il y a 455 jours) @ Claire

Est-ce que tu pourrais effacer celui-là ?

je me suis décidé à l'envoyer à une revue pour un numéro "anonyme", alors c'est un peu embêtant qu'il soit là.
merci à l'avance !

six fois 6 fois six

par dh, mercredi 24 janvier 2018, 14:18 (il y a 455 jours) @ Claire

c'est curieux cette technique.

des fois ça fait des octosyllabes :

"si près du solstice d'hiver"

des fois des hexamètres :

je me tiens sur l'écluse

des fois des alexandrins :

boire une limonade et regarder dehors.

...

au final ça ressemble à du vers libre avec parfois des coupes "arbitraires"

six fois 6 fois six

par dh, mercredi 24 janvier 2018, 14:23 (il y a 455 jours) @ dh

je me demande si le fait d'aller à la ligne tous les 6 mots apporte quelque chose.

on pourrait imaginer que c'est un texte en prose "saucissonné" en blocs de 6 mots chaque.

six fois 6 fois six

par dh, mercredi 24 janvier 2018, 14:35 (il y a 454 jours) @ dh

ceci dit j'aime bien ce texte, qui dégage quelque chose de méditatif et de mélancolique, automnale.

six fois 6 fois six

par dh, mercredi 24 janvier 2018, 14:40 (il y a 454 jours) @ dh

remarque :

je supprimerai "dans" dans le 3ème vers 1ère strophe, car la phrase est un peu bancale syntaxiquement sinon.

six fois 6 fois six

par Claire, mercredi 24 janvier 2018, 21:07 (il y a 454 jours) @ dh

Cette impression d’un texte en prose découpé arbitrairement c’est la première qu’on a devant ce type de vers mais je peux t’assurer qu’ils ne sont pas écrits ainsi, mais écrits et travaillés en comptant (il y a quelques erreurs d’ailleurs ici). L’effet recherché c’est compliqué à dire, peut-être quelque chose d’une sculpture.
Par exemple là : « dans la maison et dans les arbres » fait des arbres une autre sorte de maison, un volume habité, et le côté syntaxique bancal de : « ..., ne bougent » est volontaire. Ce sont des vers qui troublent l’écoulement du langage, du sens, des images.

six fois 6 fois six

par dh, jeudi 25 janvier 2018, 10:24 (il y a 454 jours) @ Claire

oui, je me doute que c'est fait exprès, pour introduire une sorte de déséquilibre.

six fois 6 fois six

par Périscope @, vendredi 26 janvier 2018, 18:13 (il y a 452 jours) @ Claire

à partir d'un espace, d'un moment, ressentir, penser,

mais toujours quelque chose qui n'est pas là, a été, ou ne sera plus

le "je" est discrètement là

on est au bord, comme une nacelle qui se serait posée juste à la limite du ravin


il faudrait s'arrêter sur beaucoup de vers, chacun d'eux serait l'occasion de le poursuivre, c'est cette alternative que j'aime bien dans ce 6fois6...


mais commenter est toujours en deçà d'un texte vibrant,

ces débats autrefois qu'on devait entamer tout de suite après la projection d'un bon film, au ciné-club de la MJC...
ça fichait tout parterre, pourtant les nécessaires combats de l'esprit sont toujours un peu volontaristes.

six fois 6 fois six

par claire, dimanche 28 janvier 2018, 11:53 (il y a 451 jours) @ Périscope

d'accord avec tout ce que tu dis, en particulier à la fin, sur les commentaires explicatifs "à chaud"... l'avantage des contraintes c'est aussi d'entraîner le poème dans des contrées non prévues, non lues même par son auteur.

Je suis peu attentive aux jeux de mots, mais m'est apparu ce matin que les deux premiers pourraient se lire "cyprès" (j'en ai un devant ma porte). Arbre des cimetières, partout - et ce poème a quelque chose de mortuaire je crois - mais aussi en méditerranée arbre planté à côté de la porte en signe de bienvenue. L'intéressant derait de relier les deux : le mortuaire et la bienvenue.