Affects de la tristesse

par Périscope @, samedi 27 janvier 2018, 10:32 (il y a 386 jours)

Affects de la tristesse


La tige brisée du pétunia résistera-t-elle au vent ?
Le front plissé d’une jeune passante laisse entrevoir ses tracas.
Les aspérités du quotidien deviendront la chanson de geste,
qu’on psalmodiera sur sa tombe.
Seuls les humains peuvent avoir un rire animal qu’on appelle bestial.
Un verre de vin nous fait raconter du déplorable.
Une peau singulière recouvre notre corps universel.
Etes-vous sur la ligne qui arrête les choses,
ou dans la lumière qui les transforme ?
Tapez sur vos smartphones,
la génération qui ne se regarde plus dans les yeux !
La femme longiligne épouse l’obésité de son mari,
sur la piste de danse. Elle resserre son étreinte sur l’homme,
qu’il considère comme une confirmation.
Si vous ne saluez pas un ami, il vous poursuivra dans la tête.
On se retourne après dans le lit, comme une statue de plus en plus fragile.
Les cris du chat sont insupportables quand il veut ce que je ne veux pas.
L’essentiel serait de simplifier.
Un visage qui passe sous un pont prend l’ombre du pont.
Alors profitez de votre peau lisse avant qu’un accident y marque sa signature.
On peut être jaloux du plaisir que l’autre prend de vous.
Et chacune de nos phrases est suivie d’un silence pâteux,
quand elle abuse de la situation.
L’oiseau peut-il dialoguer avec un chien qui aboie ?
Toutes les ivresses sont tristes.
Une sexagénaire perd son dentier en vous récitant son poème.
Il est plus réconfortant de rêver à ce qui est possible.
Un échafaudage vous maintient debout,
si on vous l’enlève, on refuse de s’écrouler.
Le néant se cache partout pour mieux nous habiter.
L’orage fait se rapprocher la femme de l’homme,
qu’elle croit indestructible, mais quand l’orage cesse, la femme s’éloigne.
La vie est donc plus belle vue à travers les feuillages.
Jouir de ne pas jouir, nous enseignent les jansénistes.
La passion exclue toutes questions.
On trouve la poésie là où on peut.
C’est pourquoi dans ton sourire vivent des voyages inachevés.
Un vieillard marche très lentement dans la rue,
comme s’il ne pleuvait pas.
Il faut surtout parler aux fleurs, celles qu’on vous a offertes.
La volonté nous fait admettre que nos raisons
d’agir sont artificielles.
La déglutition de quelqu’un qui vide une bouteille entière,
est franchement obscène.
Mon écriture n’est qu’une pollution recyclée.
Evitons ainsi de nous confronter aux signes extérieurs de l’amitié.
Toujours ces phrases multiples, multicolores,
dans un champ qui n’est que lexical.
Il est préférable d’aimer son bourreau,
si celui-ci est votre dentiste.
Un bonhomme n’est pas forcément bon.
Au cœur de la nuit, les oreillers sentent le cadavre.
Il y a trop de gens qui ont le visage du tracas,
que vous avez eu à trouver leur demeure.
Un homme aimable bien sûr n’aime personne.
Plus l’endroit sera confiné,
plus l’imagination sera délirante.
La phrase la plus horrible serait :
« Regardez ce qui vous attend ! »
Penser à quelque chose d’agréable,
pour supporter le désagréable,
n’est pas une bonne solution.
Ne plus être spontané pourtant
serait le prix à payer pour durer.
Pour ne pas regretter le départ d’une personne qu’on estime,
pensez fortement à ses défauts.
L’ensemble étant composé de détails,
cela sème la zizanie dans les conversations.
L’ombre des hommes réside surtout dans leur bouche ouverte.
Heureusement que la vie redémarre,
après les jours de fêtes qui sont souvent ceux des défunts.
Il y a un secret qu’il ne faudrait jamais révéler aux enfants,
c’est la manière dont se tuent les grandes personnes.
Un ami qui se suicide ressemble à une trahison.
Trouver des excuses au mal,
est de la complaisance.
La nuit, dans les appartements,
on entend le pas mou des pantoufles.
N’importe quel désir alors peut s’expliquer,
pour l’annihiler.
Le métier du vent est-il de faire s’envoler les hommes ?
Parfois quelqu’un s’adosse à l’immeuble pour qu’il ne tombe pas.

Affects de la tristesse

par sobac @, samedi 27 janvier 2018, 11:20 (il y a 386 jours) @ Périscope

"Un verre de vin nous fait raconter du déplorable."

pourtant l'Italien est gai quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin, et comme le Français est le champion de l'amour, par deduction le vin lui est favorable

"On peut être jaloux du plaisir que l’autre prend de vous."

c'est vraiment de la parano


"La passion exclue toutes questions."
dans les dictatures


"La volonté nous fait admettre que nos raisons

d’agir sont artificielles."


comme la raison du plus fort

"L’oiseau peut-il dialoguer avec un chien qui aboie ?"
oui si c'est l'aigle de la justice

"L’essentiel serait de simplifier"

on en revient à c'est quoi l'essentiel

bonnes réflexions, bravo

savoir se servir d'un périscope, c'est voir les obstacles, alors changeons de direction, car le sens caché des choses propose et on dispose

Affects de la tristesse

par Périscope @, samedi 27 janvier 2018, 16:53 (il y a 386 jours) @ sobac

Tout à fait d'accord avec tes remarques Sobac

ces phrases sont simplement écrites sous le coup de la subjectivité,
l'affect de tristesse et de mélancolie comme le dit si bien Spinoza.

donc aucune ne se veut être une généralité, ni une vérité sur le monde...

Affects de la tristesse

par sobac @, samedi 27 janvier 2018, 18:41 (il y a 386 jours) @ Périscope

j'avais saisi ton esprit,

Affects de la tristesse

par Claire, dimanche 28 janvier 2018, 12:08 (il y a 385 jours) @ Périscope

De temps en temps, le tableau change. Quelque soit l’heure du jour, quelque soit finalement le thème et le paysage, s’y inscrit un insupportable sentiment d’exil. Une forme de froissement qui modifie la structure et la lumière de la prairie, de la mer, du ciel au-dessus, qui pénètre aussi l’air de la maison. Il est impossible d’être heureux. La solitude crisse, traverse tout, dessèche tout, et l’on sait qu’aucun autre endroit ne lui échappe.
Quelquefois, seuls les lieux décrits dans les livres seraient habitables.

Affects de la tristesse

par catr @, dimanche 28 janvier 2018, 19:16 (il y a 385 jours) @ Claire

..oui, je ressens/pense ça moi aussi

Affects de la tristesse

par Claire, mardi 30 janvier 2018, 20:37 (il y a 383 jours) @ catr

un p’tit poème Catrine ?

Affects de la tristesse

par catr @, vendredi 02 février 2018, 17:59 (il y a 380 jours) @ Claire

.. je n'y arrive plus depuis quelques temps
je pense que le feu s'est éteint..

Affects de la tristesse

par Claire, vendredi 02 février 2018, 20:52 (il y a 380 jours) @ catr

Ça m’étonnerait bien Catrine que ce soit pour toujours.

Affects de la tristesse

par catr @, vendredi 02 février 2018, 21:24 (il y a 380 jours) @ Claire

.. je n'en sais rien, Claire

Affects de la tristesse

par catr @, dimanche 28 janvier 2018, 19:22 (il y a 385 jours) @ Périscope

oui, je te suis

Affects de la tristesse

par Périscope @, lundi 29 janvier 2018, 15:35 (il y a 384 jours) @ catr

ce sentiment de l'exil...

à bien lire vos mots et entendre leurs prolongements

je redécouvre mon texte

et quelque part il m'effraie soudain


merci pour votre lecture, un écho inattendu



bien sûr l'affect de tristesse et moins réconfortant que celui de la joie !

ce qui rend votre lecture d'autant plus appréciable

Affects de la tristesse

par Claire, lundi 29 janvier 2018, 18:24 (il y a 384 jours) @ Périscope

oui, je crois que tu la décrivais de l'extérieur, avec une certaine légèreté, comme on parle de la mort quand on n'y est pas directement affronté, et je l'ai fait de l'intérieur...
c'est sûr, il y a de quoi avoir peur de la tristesse.

Affects de la tristesse

par Périscope @, mercredi 31 janvier 2018, 09:29 (il y a 382 jours) @ Claire

oui, en somme c'est le regard que je porte sur les choses


mais un regard que "l'on porte" c'est aussi un peu comme l'enfant qu'on porterait,
l'enfant qui est en nous


l'enfant en soi ayant souvent le profil de la mère...

Affects de la tristesse

par Claire, mercredi 31 janvier 2018, 10:43 (il y a 382 jours) @ Périscope

En fait, décrire les choses de l'intérieur ou de l'extérieur c'est complémentaire, deux pratiques dans lesquelles l'exactitude et le témoignage sont essentiels. L'art est (entre autres) un témoignage, pour moi, c'est à dire une parole élaborée à partir de la vie.

Selon qu'on est plus dans le "sentir- dire" ou dans le "regarder-penser-dire", on a des formes d'art différentes.

j'aime bien ton image d'un regard qu'on porte "comme un enfant", sur la vie, et qui a le profil d'un autre humain. Tu pensais à la mère de l'enfant ou à la mère de l'adulte qui écrit ?.

Affects de la tristesse

par Périscope @, jeudi 01 février 2018, 09:09 (il y a 381 jours) @ Claire

mère de l'adulte qui écrit,

c'est celle là qui nous surveille à notre insu

combien de romans s'écrivent pour essayer de s'en dépêtrer

ou l'encenser telle une momie vivante





j'aime bien ta distinction entre "sentir-dire" et "regarder-penser-dire"

les deux parfois se mélangent, cela dépend où on place le curseur

Affects de la tristesse

par catr @, vendredi 02 février 2018, 20:49 (il y a 380 jours) @ Claire

"c'est sûr, il y a de quoi avoir peur de la tristesse."

oui..rien ne noie plus..

Affects de la tristesse

par catr @, samedi 03 février 2018, 22:17 (il y a 379 jours) @ catr

..hé merde, je suis noyée :/ ..

Affects de la tristesse

par catr @, vendredi 02 février 2018, 20:46 (il y a 380 jours) @ Périscope

.. cette frayeur, oui... je pense/ressens que c'est important "dans le moment de sevrement du poème"
car alors on sait que le poême est "plus que", qu'il nous dépasse — les véritables poêmes nous dépassent tous — et que le "portant/tenant" nous est à la fois su et insu.. la frayeur ressentie parle peut-être de "surentendement"...
me vient soudainement une analogie à l'ivresse des profondeurs, ça fait peur aussi, n'est-ce pas.. le "sans fond"

pardon.. je dis peut-être des conneries.. j'espère que j'en dis pas trop...

Affects de la tristesse

par Périscope @, samedi 03 février 2018, 09:25 (il y a 379 jours) @ catr

non, c'est très juste ce que tu dis

l'entendre par quelqu'un d'autre que soi est universel

et pourtant si secret, intime

c'est cela peut-être le "sans fond" qui nous réunit

Affects de la tristesse

par catr @, samedi 03 février 2018, 18:19 (il y a 379 jours) @ Périscope

..oui.. intime — secret ...
et alors cet aspect universel l'est bien plus encore...
car chacun ne porte-t-il pas ce "sans fond" aussi effrayant que magnifique,
cet impalpable véritable et plus que réel, résonnant, découvert ou non,
embrassé ou non...
et cette vastitude à quoi répond-elle sinon qu'à l'univers et tout l'espace
...si tant est que nous en ayons "conscience".. en divers degrés


..peut-être que cet exprimé-ci est "trop ouvert" ? ...

Affects de la tristesse +

par catr @, samedi 03 février 2018, 18:38 (il y a 379 jours) @ catr

..et donc la frayeur, celle-ci dont nous parlons, que dit-elle..
..qu'une porte s'est ouverte sur un "inconnu" ?

et naturellement ma pensée couple ceci avec l'allégorie de la caverne...

..donc le poeme "qui nous dépasse" libère tout en appelant
et ceci n'est pas de la "thérapie" mais de la maïeutique..

et je pense (de plus en plus) que l'écriture (dans ce sens-ci) nous aspire ..où "il n'y a pas de chemin"
et où il nous faut le Faire..

..bon, il vaudrait mieux que ..je range mes doigts ;)

Affects de la tristesse

par Claire, samedi 03 février 2018, 18:57 (il y a 379 jours) @ catr

Pour répondre avec un pas de côté, et peut-être aussi te répondre sur le « c’est peut-être éteint... » si désolé, que tu disais.
Je parlais au téléphone avec un ami de la longue période où je n’ai pas pu écrire, où c’était comme « éteint », ou bien « à sec ». L’impression que le réel exigeait tant mon attention que je ne pouvais m’y soustraire, mais du coup d’en être réduite à la personne réelle : la personne qui habite dans sa vie, lui obéit. Mais la nostalgie de l’autre pays, où habite une autre soi plus obscur, plus farouche, plus indistinct, mais qui parle ou plutôt qui écrit.
En te lisant je me dis que c’est de ce pays que tu parles, un pays commun, profond, parfois effrayant tant on y existe autrement. Un jour on s’y retrouve.

Affects de la tristesse

par catr @, samedi 03 février 2018, 19:24 (il y a 379 jours) @ Claire

"En te lisant je me dis que c’est de ce pays que tu parles, un pays commun, profond, parfois effrayant tant on y existe autrement. Un jour on s’y retrouve."


..oui, je parle de ce "pays commun" ..depuis toujours


j'en viens à penser que l'être que nous sommes n'est pas (encore) ce que nous rencontrons...
que cet être réside avant et à part des introjections, programmations et conditionnements dits "sociaux", des "meurs", us et coutumes..
que cette réelle dimension de l'être se rejoint hors-champ ... et n'a rien à voir avec le quotidien surconstruit — il s'en passerait volontier...(je prends des risques ici.. lol)

Affects de la tristesse

par catr @, samedi 03 février 2018, 22:53 (il y a 379 jours) @ Claire

"L’impression que le réel exigeait tant mon attention que je ne pouvais m’y soustraire, mais du coup d’en être réduite à la personne réelle : la personne qui habite dans sa vie, lui obéit. Mais la nostalgie de l’autre pays, où habite une autre soi plus obscur, plus farouche, plus indistinct, mais qui parle ou plutôt qui écrit."


quel est le réel de ton réel, la part la plus véridicte de ton être,
celle que l'on présente ou tout ce qui est caché
la question vient à se poser d'elle-même car il y a ce biovéhicule extraordinaire et ses nécéssités (être, n'est-ce que cette chair et ce sang?) cette matière organique qui nous obligent, oui, puis il a tout ce que le cerveau a enregistré jours après jours après années, toutes les figures et représentations, construites, ses mémoires, qui peuplent et parfois engorgent, poluent aussi.. sauf que l'être n'est pas que cela, il ne peut se réduire à des programmations (qui dénaturent plus souvent qu'autrement)... la part inconstruite, elle, où respire-t-elle, et où la respire-t-on...

..à mon sens ce n'est pas "l'autre pays", mais le pays vrai (ce que peut-être certains appellent état de conscience)

sans doute est-ce par la distanciation nécéssaire à l'écriture que j'en arrive à penser de cette manière, tout ce travail qui requiert le repos le plus exact de l'ego, le dénouage et le dégagement long des cent mille filées et intrications du "cocon de soi"... comme une chrysalide prendrait toute une vie à s'extraire de ce à quoi elle n'appartient plus...
je ne sais pas — je pense tout haut...

est-ce que j'dis des conneries ?

deux

par Claire, samedi 03 février 2018, 23:28 (il y a 379 jours) @ catr

Personnellement je ne mettrais pas de hiérarchie entre ces deux « personnes ». Elles coexistent et il faut accepter de vivre la tension entre elles. La première est celle qui fait face au réel, et parfois il l’« oblige » à être très présente, pour l’affronter...et elle est aussi plus façonnée par lui : le monde social, le travail, les gens qu’on aime. Ils attendent quelque chose et on le leur donne.
L’autre personne est la plus secrète. Je crois que tout le monde la porte en soi, porte en soi ce monde, où on a rendez-vous avec d’autres. Ce qui est dur à vivre quand on pratique un art c’est la peur de ne pas en être digne.

deux mais trois

par catr @, dimanche 04 février 2018, 01:09 (il y a 379 jours) @ Claire

... mais d'emblée tu les sépares, les mettant dans deux pays,
j'ai simplement pris ton image pour exprimer ce qui répond chez moi... l'être jusqu'au point d'équilibre en lui-même, mais aussi de sincérité véritable, pour en arriver à une sorte de point d'arrimage dans la personne, réunifiant ses tous aspects afin qu'il advienne et Soit ...

je crois que le monde dans lequel nous vivons et les choix qui auront été faits jusqu'à maintenant n'ont pas encore permis à l'être d'être, mais le formatent et l'utilisent puis l'use en des contraintes contraires et le jettent tout simplement ensuite, et surtout s'il résiste ; mais si l'être en venait à découvrir qui il est réellement, ça renverserait le monde et le transformerait totalement, parce qu'alors l'être ne pourrait plus/pas vivre et exprimer sa pulsation sans sa qualité intrinsèque.. ( je ne me demande plus pourquoi il y a tant de dépressions et suicides, je le vois et le respire)


...



puis tu parles de dignité ...
si "nous sommes tous coupables", nous sommes aussi tous indignes (de quelques façons)

mais l'indigne, vois tu, c'est le monde où nous vivons, ce qu'on en aura fait, toute la laideur répandue depuis des siècles, perpétuée, ça c'est indigne ! comme toute destruction est indigne.. est-ce ce visage de la dignité dont tu parles ?
je ne crois pas...
alors ...
la dignité change de visage..
oui, et donc il faut peut-être la redéfinir en soi et pour soi, et l'élever (comme un enfant).
... être digne de soi-même c'est tout un beau contrat, déjà!
et ...quant à l'art quelqu'il soit, je pense qu'il n'a que faire de la dignité — une robe de viande crue est-elle digne ou plutôt indigne-t-elle ?
d'où... l'art n'a besoin que d'être (tout comme l'être a besoin d'être/d'advenir).
... non ?
...heu.. et ainsi donc l'idée de dignité ...ou d'être digne ...d'un art (qui plus est!) pose principalement le problême de la valeur de Soi par rapport à... quoi ? et quand la valeur de soi n'est qu'à soi, tout en posant un jugement sur soi, tout en redoutant le jugement d'autrui (qui n'a rien à voir avec l'art)...
aïe
... non ?

deux mais trois et une demie

par catr @, dimanche 04 février 2018, 01:26 (il y a 379 jours) @ Claire

..et si c'est cet art qui te choisissait, plutôt, hm ? ..parce que la créativité ça ne s'oblige pas.. elle est là ou pas, elle nous "prend" ou pas...
de cette façon, la question de dignité reste-elle pertinente ? et la question d'avoir peur de ceci cela est-elle pertinente ?

deux mais quatre

par catr @, dimanche 04 février 2018, 01:41 (il y a 379 jours) @ catr

— la peur est un mur à écrouler et franchir.

deux mais quatre

par Claire, dimanche 04 février 2018, 18:31 (il y a 378 jours) @ catr

Oui, pas de doute. Parfois le mur se dissout tout seul, aussi. La grâce revient.

deux mais quatre

par catr @, dimanche 04 février 2018, 21:25 (il y a 378 jours) @ Claire

oui.. parfois )))

Affects de la tristesse

par catr @, samedi 03 février 2018, 22:59 (il y a 379 jours) @ catr

..la frayeur ressentie parle peut-être aussi d'une audace qu'on ne savait avoir...
ou de réaliser soudain que l'écriture a franchi un seuil... un mur ou un cap

... ce n'est encore que du dépassement.. mais je pense que c'est le plus beau de l'affaire.. finalement.