un poème de 2014

par dh, lundi 05 mars 2018, 13:20 (il y a 140 jours)

poésie atonale

les sauterelles bleues ont envahi la récolte
l'étable brûle dans les lueurs du couchant
le frère et la sœur se sont unis
couple polychrome au gré des rosaces d'or

souple manteau d'hermine au dos des courtisanes
la coupe vidée au ciel des mots désincarnés
simple regret de n'être pas le maître
émerveillé qui se perd et s'étiole en fatigue

tête penchée sur le poing en alphabet
pour qui me perdre en anathèmes
en lèvres de granit attaquées par le sel
précieuses comme l'eau des autochtones

les bien nés espèrent et chantent
sous les arbres des premières aubes
la parole accompagne la fleur adolescente
la brume s'évanouit toute en arborescence

un made presque ready

par Rémy @, lundi 05 mars 2018, 23:43 (il y a 139 jours) @ dh

Issu de l'Ouiquipédie, qui en fournit à volonté.


C'est au Tamaulipas qu'on trouve le plus de gaufres à poche, très préférables aux dègues du Chili.

un made presque ready

par dh, mercredi 07 mars 2018, 07:35 (il y a 138 jours) @ Rémy

je suppose que c'est encore un private joke pour me dire que mon poème est merdique.

je prends note, merci.

un poème de 2014

par sobac @, mercredi 07 mars 2018, 10:53 (il y a 138 jours) @ dh

un texte d'atmosphere , d'images de vécu et de jolis mots

un poème de 2014

par Claire, mercredi 07 mars 2018, 11:40 (il y a 138 jours) @ dh

Beau tableau de fin d'un monde, crépusculaire et vénéneux, mais en quête de quelque chose.
Je suis frappée par la place à la fois discrète et centrale de l’évocation de l’inceste frère-sœur.

un poème de 2014

par dh, mercredi 07 mars 2018, 11:45 (il y a 138 jours) @ Claire

merci pour ta lecture et celle de sobac.

proposition

par dh, mercredi 07 mars 2018, 11:53 (il y a 138 jours) @ dh

claire; si tu le souhaites, je peux tenter mon auto-explication de ce poème.

proposition

par Claire, mercredi 07 mars 2018, 11:55 (il y a 138 jours) @ dh

Ça m’intéresserait beaucoup.

proposition

par dh, mercredi 07 mars 2018, 13:20 (il y a 138 jours) @ Claire

eh bien je ne suis ni théoricien ni exégète mais je pense que ce poème, comme d'autres de moi, provient de la coagulation, du précipité de plusieurs éléments divers et variés qui se sont sédimentés dans mon inconscient de façon désordonnée et chaotique et irrationnel et que le travail poétique a fait ressortir sous une forme de poème, réussi ou pas, c'est une autre histoire.

l'inceste frère-soeur (au moins suggéré) qui provoque une catastrophe (invasion de sauterelle (plaie d'égypte) + incendie). on retrouve ça dans "les moissons du ciel" de terence malick. film qui m'avait beaucoup marqué.

la coupe vidée au ciel des mots désincarnés pourrait être un toast porté au ciel des idées platoniciennes, un peu comme dans le "toast funèbre" de mallarmé. la question de savoir si ce ciel existe ou n'est qu'une chimère étant laissée ouverte (agnosticisme).

le regret de ne pas être le maître émerveillé pourrait être le regret de ne pas être musicien. et cela renvoie aussi à une phrase écrite en 2005 qui disait en gros le caractère conflictuel, voir oxymorique, de la maîtrise et de l'émerveillement.

tête penchée sur le poing c'est le penseur de rodin. le poing en alphabet ? peut-être l'idée d'un philosophe que nous sommes des "vocabulaires incarnés", ou que le langage peut être aussi solide et concret qu'un poing.

lèvres de granit > encore une idée de minéralité, de statuaire, de matière.

les bien nés espèrent et chantent
sous les arbres des premières aubes > peut-être l'idée d'une nouvelle genèse rédemptrice qui arriverait après la catastrophe du début du poème. le poème commence par les lueurs du soir et finit par l'aube, comme dans une nuit sur le mont chauve, de mousorvski.

la parole accompagne la fleur adolescente > ça ça serait l'idée d'un langage adéquat qui "accompagnerait" harmonieusement le réel sans le trahir ou l'enfermer dans des catégories restrictives ou approximatives. donc une utopie.

la brume s'évanouit toute en arborescence > éclaircissement final, peut-être une sorte de "happy end" ?

voilà, c'est un beau désordre. peut-être et même sûrement d'autres lecteurs ont vu des sens complètement différents auxquels je n'ai jamais pensé.

proposition

par Claire, mercredi 07 mars 2018, 13:47 (il y a 138 jours) @ dh

Eh, je n’étais pas trop loin :)
L’inceste fraternel m’a fait penser à la Maison Usher (bien qu’il n’y ait pas d’inceste explicite dans cette œuvre, seulement la fin d’une famille où la vie s’enferme dans un tombeau, avec le même genre d’atmosphère crépusculaire mais sans la dimension d’espoir qu’on sent dans ton poème.
Oui, on pourrait amener beaucoup d’associations riches de sens, formant une sorte d’arborescence.

proposition

par dh, mercredi 07 mars 2018, 14:07 (il y a 138 jours) @ Claire

je suis toujours partagé concernant l'explication d'un poème.

ça ne rend pas compte du plaisir que procure le poème, si il est bon.

je crois que décortiquer ainsi un poème est une besogne scolaire profondément anti-poétique.

ceci dit j'aime bien lire parfois des textes explicatifs, comme ceux de jp richard (poésie et profondeur).

proposition

par Claire, mercredi 07 mars 2018, 14:30 (il y a 138 jours) @ dh

Dans mon cas c’est plus une recherche d’un sens inconscient, qu’on peut ne pas apprécier, je le comprends.
Mais la valeur esthétique du poème est d’un autre ordre, et c’est elle que je n’aime pas dépiauter. Sinon peut-être en la reliant à d’autres beautés.

proposition

par au phil de la vie, jeudi 08 mars 2018, 22:37 (il y a 136 jours) @ dh

coagulation et précipité c'est carrément différent, en chimie comme en alchimie

ne sommes-nous pas tou-te-s frères-soeurs au fond ? dans certaines contrées du monde cela se dit, comme si c'est d'évidence. mais, effectivement, vu l'état du monde où nous sommes insérés, les un-e-s et autres, expose le contraire.

si au ciel elle est vidée, à terre elle est pleine.

merveilleux et immatériel ça peut coller, maître et merveilleux me fait penser à, une espèce de roi des cons sur son trône, par exemple ? (je charrie)

à moins qu'il ne fusse aussi volatile et éthéré qu'une poignée de pointillés

lèvres de "granit" enfin une référence à l'authenticité, je veux dire la Bretagne.

"les bien nés espèrent et chantent" et alors ? en quoi avons-nous rapport de noblesse, entre nous ? https://fr.wiktionary.org/wiki/bien_n%C3%A9

j'ai bien ri.

une sorte d'aborescence programmée ou bien ?

tu m'étonnes.

sincèrement tu as produit beaucoup mieux, et en tous les cas moins pire, je te rassure.

proposition

par dh, vendredi 09 mars 2018, 11:00 (il y a 136 jours) @ au phil de la vie

monsieur est trop bon.

un poème de 2014

par Denise Hutrelle, vendredi 09 mars 2018, 10:00 (il y a 136 jours) @ dh

C'est vraiment un très mauvais texte.

L'auteur non seulement passe du coq à l'âne sans cesse, sans créer de cohérence, ni d’approfondissement. Mais en plus on voit qu'il prend la poésie à la légère, fait des mots pour des mots, qu'il joue et le tout n'a pas de substance, il écrit pour ne pas s'ennuyer et nous on lit en s'ennuyant terriblement.

un poème de 2014

par dh, vendredi 09 mars 2018, 11:02 (il y a 136 jours) @ Denise Hutrelle

il écrit pour ne pas s'ennuyer>>>


c'est parfois vrai.

un poème de 2014

par Claire, samedi 10 mars 2018, 12:33 (il y a 135 jours) @ Denise Hutrelle

Visiblement tu emploies le « nous » de majesté. Serais-tu la reine d’Angleterre dissimulée derrière un pseudonyme roturier ? Ou toute autre reine d'ailleurs, forcément étrangère puisque nous sommes en république. On ressent un certain isolement derrière le caractère péremptoire de ton propos et son peu d’empathie poétique...une habitude de parler seule peut-être dans ton grand palais froid empli de courtisants ployés où seul ton ordinateur te donne accès au monde d’en bas.
Tu t’ennuies, du coup, mais peut-être n’est-ce pas à cause du poème ?
Excuse-moi de te tutoyer, Denise, ça m’est venu naturellement.

un poème de 2014

par sobac @, samedi 10 mars 2018, 13:14 (il y a 135 jours) @ Claire

elle voulait
que le la pèle Denise
vous me voyez
couteau aiguisé, la main précise
en fou a lié

exigeant pour une excise
pour une fessée
elle voulait que je la pèle Denise
quelle folle elle fait

quelle folle elle fait,
quelle folle elle fait

je suais sous la pression de l'entreprise
vous me voyez
le corps transi , la tête qui se fige
en tablier

quelle folle elle fait,
quelle folle elle fait

si elles veulent qu'on les pèle
souriez donc a qui mieux mieux
sans chercher le pieu, putain de pieu
putain de pieu

puis elle a ri
sans ses devises
vers des trouillards miséreux
parfois elle songeait dialyse
puis sublimer Kazan l'anxieux
moi le corps lié par mes friandises
je jette souvent l'huile sur le feu

m'exhibant comme quand j'ironise
pour une fessée
elle voulait que je la pèle
quelle folle elle fait

quelle folle elle fait,
quelle folle elle fait