Nouveaux poèmes

par 411, vendredi 01 mai 2020, 10:14 (il y a 62 jours)

Toujours dans le même exercice:


Jessy B

pétou relou bat fraté guerre paix yencli embrouille règlement solidaire

parfois la paix n’attend pas demain
t’es en bas du bat ‘vec dans la main
le billet bleu déjà bien plié
t’es dans le hall ton sort est plié
faut qu’t’achètes où tu pars dans l’espace
t’es le yencli tu payes en espèces
ça sent la pisse et le pétou passe
de gars en gars l'odeur de l’impasse

ça sent la poiss’ les bourrés relous
ça y’est c’est fait t’as barrette épaisse
pas l’ticket d’caiss’ tu traces et c’est tout
t’as le matos contre les yecou
t’as pas fait l’fou t’es resté bonhomme
le règlement tu connais personne
tu t’noies dans la nuit tes pas résonnent
t’as quitté téci la pêche est bonne

t’penses aux fratés qu’ont raté les cours
qui pour du seum ont changé d’parcours
ont tapé l’embrouille au mauvais type
au mauvais flic au mauvais endroit
ou a tous ceux qui pour une pipe
ont fâché la sœur du mauvais type
tu penses à eux toi t’es plutôt droit
t’es pas young thug et t’es maladroit

bien loin du ter ter pétard en main
tu t’sens solidaire avec l’humain
la guerr’ c’est pas bien t’entends gamin
prends-moi la main prends pas ce chemin
qui mène aux tours où je vais moi-même
grossir’ les poches du mauvais type
et faire en sort’ que cette industrie
dure encore un peu pour mon tamien

parfois la paix n’attend pas demain


*


Kieran W

Silence abscons recueillement sacral sépulcral lumière chaos numineux nonobstant affect


le corps est là dans son lit sépulcral
silence est fait sous sa forme sacrale
les mains sont liées la nouvelle est brutale
dehors il pleut sous un ciel automnal
famille en pleurs et puis recueillement
lumière en deuil et chaos dans rétine
ça y est c’est l’heur’ de dire adieu maman
ça y est c’est l’heure où tu veux ta tétine

puis le temps passe et la famille explose
t’sais pas pourquoi ton esprit s’ankylose
t’as peur de toi de tout le numineux
qui soudain vient comme un bras lumineux
te rappeler que le cœur est abscons
que l’affect est dur que l’homme est un con
mais nonobstant tu repenses au défunt
tu soulign’ la beauté de ses traits fins

puis vient ce jour où t’reposes le pinceau
visage est là serré contre ton âme
il va grandir comm’ petit arbrisseau
tu es sa fille et depuis longtemps femme

la mort est brutale
le corps est sacré


*


Adrien B


évoluer humain société intérieur risque avancer aimer monde stagnation lucide


je m’étais retranché dans un monde tenace
le risque d’avancer paralysait mon corps
société faisait peur humains étaient menace
évoluer me demandait bien trop d’efforts

voulais révéler l’être et briser des barrières
entre vie et fiction entre ma stagnation
psychologique et le pimpant de mes colères
je savais rêver l’âme et vivre sans passions

et en toute occasion rester neutre et affable
aimer le coin discret la patience des murs
esprit de conquérant dans coque misérable
j’ai vu parfois le mal naître d’intentions pures

et puis il y a eu les années sous acides
il y a eu l’alcool l’écho des songes noirs
pour unique question années intra-lucides
qui m’ont mené au fond tout au fond du miroir

aujourd’hui c’est plus sûr je cherche l’équilibre
entre monde intérieur et ce qu’il y a dehors
le réel m’atteint plus et je me sens plus libre
du bond côté de la frontière on est moins mort

je vois dehors des ciels nouveaux des horizons
des disques d’or des ailes d’anges et des flaques
je suis souvent du bon côté de ma raison
et je me sens sauvé des états maniaques

borderline parade où passent les fantômes
où chantent les corbeaux où dansent les damnés
voici mon chant du style le creux de mes paumes
est plein de vous de vos reflets dans mes carnets

vous êtes matière vous êtes nouveaux nés
vous êtes la présence en moi réincarnée

je me rapproche de vos âmes

Nouveaux poèmes

par sobac @, vendredi 01 mai 2020, 12:22 (il y a 62 jours) @ 411

belle inspiration tes mots s'adaptent aux situations d'un quotidien chamboulé , reste l'imagination en point de mire

sur les mots du deuxième

Dans le chaos propice
l’affect à rude épreuve
isole le sentiment

Nonobstant ce silence
le vol du goéland
majestueux , sacral

Abscons devient la norme
tant la charge émotive
son côté sépulcral

Temps suspendu, lumière,
apprivoise les humains
dans leur recueillement

Résultat numineux
l’avenir de guingois
se mire au clair de lune

Nouveaux poèmes

par Périscope @, vendredi 01 mai 2020, 15:35 (il y a 62 jours) @ 411

Ne penses-tu pas que trop de mots tue les mots ?

Avec eux tout est possible ; une logorrhée où l'être disparait

Ce sont les mots les plus simples qui nous interrogent le plus

Avec les mots de Kieran W

par Périscope @, samedi 02 mai 2020, 11:01 (il y a 61 jours) @ Périscope

Les 10 mots imposés par Kieran W : silence, abscons, recueillement, sacral, sépulcral, lumière, chaos, numineux, nonobstant, affect

Etre dans le silence.
Ne plus entendre de mots abscons.
Revenir à l’étonnement de l’enfance.
Réinventer le mot con.
Faire que l’écriture soit un recueillement,
nonobstant les chaos de l’affect.
Se ressourcer aux simples éléments.
Proscrire les pensées infectes,
et le quotidien sépulcral,
qu’on voudrait intéressant.
Eviter aussi l’écriture sacrale,
elle n’a rien de valorisant.
Se satisfaire d’une petite lumière,
vacillante dans le vent hasardeux,
ou celle au cœur des pierres,
où vibrent des chants numineux.

Avec les mots de Kieran W

par 411, samedi 02 mai 2020, 11:28 (il y a 61 jours) @ Périscope

C'est cool que vous vous preniez au jeu. D'ailleurs je vous donne des mots:

etc
paluches
poussière
tannée
traînée
amour
délicat
fugitive
envahi
heureux

Avec les mots de Kieran W

par sobac @, samedi 02 mai 2020, 12:16 (il y a 61 jours) @ 411

paluches
poussière
tannée
traînée
amour
délicat
fugitive
envahi
heureux

impro sur le vif

fugitive la trainée de poussière
elle ne fera plus de manières
en aucun cas les paluches
sont faites pour les pluches
heureux qui comme 411 en amour
rencontra les mots autour
d'un exercice délicat certes
mais bon , car très alerte
en ce temps de confinement qui n'en fini plus
ou l'on est envahi par le souci
de voir sa peau tannée
comme le cul d'un chimpanzé

Nouveaux poèmes

par 411, samedi 02 mai 2020, 11:17 (il y a 61 jours) @ Périscope

Periscope: tu as sans doute raison, d'ailleurs je prends tout commentaire, positif ou négatif, je m'engouffre dans une brèche et je ne sais absolument pas où ça va me mener. Pour l'instant j'essaie de trouver les liens inconscients entre ces 10 mots, et de bosser la forme fixe. d'habitude je suis plutôt sûr de moi quand j'écris, là je ne le suis pas.

Nouveaux poèmes

par Jean Sarkozy, samedi 02 mai 2020, 20:09 (il y a 61 jours) @ 411

C'est un peu trop puritain pour Carla, mais je prends.

Nouveaux poèmes

par sobac @, samedi 02 mai 2020, 20:32 (il y a 61 jours) @ Jean Sarkozy

Nicolas tsar veille au grain