En passant
Le dernier né des éditions Centrifuges (comme le dit Michaël Glück, "un bel éditeur au catalogue exigeant"), ce premier livre d'Emilen Chesnot, jeune auteur très talentueux:
http://editions-centrifuges.blogspot.fr/2015/10/emilien-chesnot-dominique-lardeux.html
A bon entendeur...
http://editions-centrifuges.blogspot.fr/2015/10/emilien-chesnot-dominique-lardeux.html
A bon entendeur...
encore un tocard de faqueux
encore un tocard de faqueux
http://www.fibrillations.net/Emilien-Chesnot-omnis-II
Je n'aime pas trop non plus, ce type d'épuration vide, qui participe à mon sens à faire de la poésie ce vaste truc cérébro-chiant, suite de vocalises psycho-concaténées.
On en revient toujours au "contre la poésie" de gombrowicz...
https://delivre.net/index.php?id=2900
Je n'aime pas trop non plus, ce type d'épuration vide, qui participe à mon sens à faire de la poésie ce vaste truc cérébro-chiant, suite de vocalises psycho-concaténées.
On en revient toujours au "contre la poésie" de gombrowicz...
https://delivre.net/index.php?id=2900
encore un tocard de faqueux
oui, c'est du sous andré du bouchet.
ça part directement à la poubelle.
ça part directement à la poubelle.
encore un tocard de faqueux
Et bien moi, je trouve ça superbe. C'est précis, ça tape fort. C'est évocateur et ça n'a que faire de fioritures langagières. C'est écrit à l'os et ça taille dans le vif.
Je ne sais pas si c'est du sous Du Bouchet, mais je sais que cet auteur n'a que 24 ans et qu'il y a plus de talent et de poésie chez ce jeune homme que chez bien des écrivaileurs.
Je ne sais pas si c'est du sous Du Bouchet, mais je sais que cet auteur n'a que 24 ans et qu'il y a plus de talent et de poésie chez ce jeune homme que chez bien des écrivaileurs.
encore un tocard de faqueux
Les pouems je les trouve un peu nuls mais les œuvres en fils je crois que je vais écrire un programme qui les imite. À suivre...
encore un tocard de faqueux
Je trouve au contraire que c'est bourré de fioritures et que l'auteur pioche goulûment dans le champ lexical dit de la poésie telle qu'elle est définie dans les cercles morts.
C'est écrit à l'os, et pour cause, ça n'a pas de chair.
Après, il existe peut-être des squelettophiles, il en faut pour tous les goûts.
J'ai l'impression de manger des cailloux. Ça ne me fait pas plus rêver qu'un amoncellement de pastilles qui donnent la chiasse.
Peau, regard, ciel, silence et j'en passe.
Tous ces termes à forte teneur "poétique" enfilés comme des perles, qu'on retourne dans tous les sens, écrase perpétuellement jusqu'à les vider de toute substance vitale.
Qui donc a décrété que la poésie devait essentiellement être une enfilade de termes dits "poétiques" entrecoupés de blancs et d'expressions hermétiques successives ?
C'est un tour de passe-passe pour masquer une inertie.
Il n'y a rien à s'y nourrir, rien à y souffrir. Il n'y a pas le moindre lien avec la vie.
C'est un bercement mental, une hypnose mauvaise.
C'est la poésie morte et enterrée.
La poésie pour les poètes, obnubilés par l'image qu'ils se font d'une création qui doit être opaque, épurée, indigeste, pour prétendre à la Poésie.
Elle ne s'adresse plus aux êtres vivants, mais à une sorte d'entité glacée qui finirait, dans un dernier relent d'hypnose, par jouir de sa propre inanité devant un dictionnaire.
L'épuration comme refuge de ceux qui n'ont rien à dire.
Sans émotion, sans humour, sans vécu. Sans générosité surtout. L'épuration des harpagons.
Il a 24 ans mais il écrit déjà comme un vieux.
Au demeurant je me base uniquement sur ces quelques poèmes que j’ai lu de lui.
Peut-être en a t-il écrit d’autres qui ne sont pas sur le même mode.
Pardon si je suis intolérant, rod, d'ailleurs c'est vrai, je le suis.
Et j'ai bien peur de l'être de plus en plus.
Je sais bien que la vision que je me fais de la poésie n'en est qu'une parmi d'autres.
Mais j'ai envie de la défendre bec et ongles. La poésie c'est quand même autre chose que cette mascarade.
Jamais ce type de textes ne sera lu ailleurs que dans les sphères confinées et consanguines, assemblées de poètes qui applaudissent machinalement avec en arrière-pensée la justification d'un mode d'écriture auquel eux-mêmes s'adonnent.
Cette vaste déprime...
Ça n'évoque pas autre chose qu'une capitulation qui ne dit pas son nom.
C'est écrit à l'os, et pour cause, ça n'a pas de chair.
Après, il existe peut-être des squelettophiles, il en faut pour tous les goûts.
J'ai l'impression de manger des cailloux. Ça ne me fait pas plus rêver qu'un amoncellement de pastilles qui donnent la chiasse.
Peau, regard, ciel, silence et j'en passe.
Tous ces termes à forte teneur "poétique" enfilés comme des perles, qu'on retourne dans tous les sens, écrase perpétuellement jusqu'à les vider de toute substance vitale.
Qui donc a décrété que la poésie devait essentiellement être une enfilade de termes dits "poétiques" entrecoupés de blancs et d'expressions hermétiques successives ?
C'est un tour de passe-passe pour masquer une inertie.
Il n'y a rien à s'y nourrir, rien à y souffrir. Il n'y a pas le moindre lien avec la vie.
C'est un bercement mental, une hypnose mauvaise.
C'est la poésie morte et enterrée.
La poésie pour les poètes, obnubilés par l'image qu'ils se font d'une création qui doit être opaque, épurée, indigeste, pour prétendre à la Poésie.
Elle ne s'adresse plus aux êtres vivants, mais à une sorte d'entité glacée qui finirait, dans un dernier relent d'hypnose, par jouir de sa propre inanité devant un dictionnaire.
L'épuration comme refuge de ceux qui n'ont rien à dire.
Sans émotion, sans humour, sans vécu. Sans générosité surtout. L'épuration des harpagons.
Il a 24 ans mais il écrit déjà comme un vieux.
Au demeurant je me base uniquement sur ces quelques poèmes que j’ai lu de lui.
Peut-être en a t-il écrit d’autres qui ne sont pas sur le même mode.
Pardon si je suis intolérant, rod, d'ailleurs c'est vrai, je le suis.
Et j'ai bien peur de l'être de plus en plus.
Je sais bien que la vision que je me fais de la poésie n'en est qu'une parmi d'autres.
Mais j'ai envie de la défendre bec et ongles. La poésie c'est quand même autre chose que cette mascarade.
Jamais ce type de textes ne sera lu ailleurs que dans les sphères confinées et consanguines, assemblées de poètes qui applaudissent machinalement avec en arrière-pensée la justification d'un mode d'écriture auquel eux-mêmes s'adonnent.
Cette vaste déprime...
Ça n'évoque pas autre chose qu'une capitulation qui ne dit pas son nom.
En passant
Voici le dernier recueil que je lis, et j'apprécie le patchwork, la chair verbale la matière, mention spéciale pour le poème évoquant Alan Stivell :
http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/25/2184183-le-premier-livre-de-sydney-simonneau.html
Un très bon écrivailleur je trouve. En auto-édition...
http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/25/2184183-le-premier-livre-de-sydney-simonneau.html
Un très bon écrivailleur je trouve. En auto-édition...
encore un tocard de faqueux
T'envoies du lourd là.
J'étais à tout le moins perplexe.
Je me suis même dit que ce devait être de l'ivoire, l'os.
J'étais à tout le moins perplexe.
Je me suis même dit que ce devait être de l'ivoire, l'os.
encore un tocard de faqueux
En même temps, lis les pouems d'ici et compte les peaux, regards, ciels et silences... Le vockabullaire pouettique est un élément vertébral de la polésie, qu'on le veuille ou non...
encore un tocard de faqueux
C'est pas tant leur utilisation, il est normal que le terme "ciel" ou "main" soit plus présent dans les poèmes que les mots "croûte", "salopette" ou "jambonneau" par exemple.
C'est quand ça devient systématique, voire obligatoire, là on entre dans un mode de fonctionnement, une combine, on prend de mauvais réflèxes... On saupoudre le texte à tire-larigot de termes à forte teneur en sucre, pardon en poésie, pour "faire poésie", parce que c'est plus doux, plus agréable au goût, à la mastication, comme la nourriture industrielle. C'est le fameux panneau indicateur "ATTENTION POÉSIE" équivalent au "LABEL ROUGE" ou "ÉLU MEILLEUR PRODUIT DE L'ANNÉE 2015" dans les supermarchés.
C'est quand ça devient systématique, voire obligatoire, là on entre dans un mode de fonctionnement, une combine, on prend de mauvais réflèxes... On saupoudre le texte à tire-larigot de termes à forte teneur en sucre, pardon en poésie, pour "faire poésie", parce que c'est plus doux, plus agréable au goût, à la mastication, comme la nourriture industrielle. C'est le fameux panneau indicateur "ATTENTION POÉSIE" équivalent au "LABEL ROUGE" ou "ÉLU MEILLEUR PRODUIT DE L'ANNÉE 2015" dans les supermarchés.
encore un tocard de faqueux
Je pense que tu as en grande partie raison, zeio, et du coup j'hésite à poster mon poème sur le "meilleur jambonneau de l'année 2015" (médaille d'or Auchan).
encore un tocard de faqueux
J'achète !!
-30% sur tout le rayon poésie
Le plus beau jambonneau de la terre
Puisqu’il faut choisir
Sans doute possible c’est ta cuisse, droite de préférence
Celle d’où jupiter te fit sortir
C’est la plus belle cuisse de France
Ô ma beauté phacochère
Une fois épilée
Rien à jeter
Plus qu’à acheter
Le gras, la couenne, le rose ferme et bien salé
De ta jambe musclée
Bien emballéee
Dans le filet rouge sang
Du rayon charcuterie d’Auchan
Ta beauté sous plastique
Sous vide, à l’étalage
Fut médaillée d’or, véridique
En 2015, juste après l’abattage
Puisqu’il faut choisir
Sans doute possible c’est ta cuisse, droite de préférence
Celle d’où jupiter te fit sortir
C’est la plus belle cuisse de France
Ô ma beauté phacochère
Une fois épilée
Rien à jeter
Plus qu’à acheter
Le gras, la couenne, le rose ferme et bien salé
De ta jambe musclée
Bien emballéee
Dans le filet rouge sang
Du rayon charcuterie d’Auchan
Ta beauté sous plastique
Sous vide, à l’étalage
Fut médaillée d’or, véridique
En 2015, juste après l’abattage
En passant
que de commentaires pour ces 20 mots...
moi je suis partagée face à ce type d'écriture. Il faut une intensité très grande dans les mots, pour qu'une sorte de buisson brûle dans le désert.
Et là, franchement, je n'en ai pas assez pour juger.
moi je suis partagée face à ce type d'écriture. Il faut une intensité très grande dans les mots, pour qu'une sorte de buisson brûle dans le désert.
Et là, franchement, je n'en ai pas assez pour juger.
En passant
En fait, il y a une dizaine de poèmes (si tu descends sur la page).
En passant
C'est ce que me disais aussi. C'est vrai, c'est épuré, mais 20 mots, quand même...
En passant
http://remue.net/spip.php?article7709
où il est en effet question de ciel, de cailloux et de vide. Mais pas que.
où il est en effet question de ciel, de cailloux et de vide. Mais pas que.
En passant
ça manque un peu de jambonneau(x), c'est sûr, mais il y a quelques trouvailles.
Je remarque que la syntaxe s'y déploie un peu plus que dans le lien précédent ; on dirait qu'il suit le chemin inverse de beaucoup qui vont vers du plus en plus concis et sec (je suppose que ces poèmes, datés de 2015, sont postérieurs aux précédents).
Je remarque que la syntaxe s'y déploie un peu plus que dans le lien précédent ; on dirait qu'il suit le chemin inverse de beaucoup qui vont vers du plus en plus concis et sec (je suppose que ces poèmes, datés de 2015, sont postérieurs aux précédents).
En passant
"neige nuit vent
là où je fus corps"
mince alors. Je crois que je viens de boire un verre d'eau.
là où je fus corps"
mince alors. Je crois que je viens de boire un verre d'eau.
-30% sur tout le rayon poésie
:-)
En passant
ah oui, il y en a un peu plus.
Mais non, je n'aime pas.
Trop zen (je veux dire que j'ai du mal à penser qu'on ait vraiment cette expérience intérieure du dénuement à 24 ans, et j'ai tendance à penser qu'on a lu des livres sur l'expérience du dénuement...mais ce sont des préjugés, bien entendu).
Mais non, je n'aime pas.
Trop zen (je veux dire que j'ai du mal à penser qu'on ait vraiment cette expérience intérieure du dénuement à 24 ans, et j'ai tendance à penser qu'on a lu des livres sur l'expérience du dénuement...mais ce sont des préjugés, bien entendu).
En passant
en tout cas des jugements a priori sur les intentions ou la sincérité / la vérité de l'expérience ayant présidé à l'écriture - alors que tu devrais peut-être t'en tenir aux poèmes, sans considérations liées à l'âge du poète (qu'on aurait pu tout aussi bien ignorer). Qu'en dirais-tu s'il avait 80 ans ?
En passant
Je conçois qu'on puisse se poser la question. Mais avant de le connaître un peu mieux, je n'avais que son nom qui ne laisse pas présager d'un jeune homme. Et je me suis refuser à réviser mon jugement. Car après tout, n'en aurait-il pas l'expérience mais seulement l'intuition (ce qui est probable) que ça l'enlèverait rien à la qualité de l'écriture ni à la justesse de ce qu'elle dit/évoque.
En passant
ce n'est pas une affaire de sincérité, mais disons que personnellement j'ai mis du temps à faire la part des choses entre ce que j'avais pu lire (avec éblouissement) et ce qui venait de mon expérience propre, quand j'écrivais. Et je pense que ça peut être le cas aussi pour un jeune homme....ou pour un vieux, d'ailleurs.
mais j'ai mis des précautions oratoires, remarque-le.
effectivement, il faudrait le connaître pour se faire une meilleure idée.
A part cette question, rien ne m'accroche, rien ne vibre pour moi dans ces images et ces mots.
mais j'ai mis des précautions oratoires, remarque-le.
effectivement, il faudrait le connaître pour se faire une meilleure idée.
A part cette question, rien ne m'accroche, rien ne vibre pour moi dans ces images et ces mots.
En passant
En ce qui me concerne, je me fiche pas mal des intentions ou des expériences de vie putatives de l'auteur. Elles peuvent être intéressantes dans un second temps, certes, mais pas pour juger de la qualité, il me semble. Je retiens surtout de ce que tu écris : "rien ne m'accroche, rien ne vibre pour moi dans ces images et ces mots". Là, d'accord. En ce qui me concerne, je sens un truc, et de grandes capacités de styliste, mais pareil, je trouve ça trop sec, avec certains thèmes un peu convenu (mais que celui qui n'a jamais pêché etc.).
En passant
tu vois, dans ton écriture je sens la force du vécu, du ressenti, qui cherche à trouver sa plus grande intensité, par l'épure.
Mais pas là. Mais si toi tu le sens c'est toi qui as raison. Une lecture c'est une co-création, de toute façon.
Mais pas là. Mais si toi tu le sens c'est toi qui as raison. Une lecture c'est une co-création, de toute façon.
En passant
je ne suis pas d'accord avec toi. Je ne parle pas d'expériences de vie au sens biographique du terme. Je parle d'expériences intérieures.
-30% sur tout le rayon poésie
Oh un poème d'amour pour moi
En passant
la vie, ça n'est pas un peu intérieur, comme expérience ?
-30% sur tout le rayon poésie
tu peux m'envoyer tes photos de cuisse(s) en mp si tu veux
-30% sur tout le rayon poésie
XD
-30% sur tout le rayon poésie
(blague à part, autant d'humour dans un poème c'est une réussite parce que si on y songe bien c'est très rare en fin de compte!)
-30% sur tout le rayon poésie
C'est gentil, mais poème c'est un bien grand mot pour ces quelques "vers" écrits pour l'occasion et pas vraiment travaillés ; mais c'est vrai qu'il y a en général peu d'humour dans la poésie, laquelle préfère souvent la solennité des enterrements à la rigolade des soirées bien arrosées. C'est un constat, je fais pareil (dans ma poésie, je veux dire).
pinailly et pinailleau vont sur l'eau
je voulais dire que la biographie ne m'intéresse que par les expériences intérieures qu'elle fait vivre, mais je suis certaine que tu m'avais comprise :)
pinailly et pinailleau vont sur l'eau
Ben non, figure-toi, et toujours pas très bien, vu que je ne vois pas à quoi sert ici le qualificatif « intérieure », donc je cherchais un autre sens. Mais c’est pcq j’ai pas assez lu Bataille (et trop Hume).
sur l'eau
bon, je vais essayer de dire autrement : là où j'en suis, l'art qui me touche est une forme de témoignage.
Essayer de trouver une forme qui transmette, à quelqu'un d'autre, l'exactitude d'un moment vécu (et ça peut être par ce qu'on appelle "l'imagination", qui est une façon de rebattre les carte de la mémoire). Moment vécu c'est à dire : ce qui était là et ce que ca provoquait à l'intérieur de soi. Il faut que cette dimension de vécu soit principale, même si bien entendu la pensée, les concepts en faisaient partie.
Essayer de trouver une forme qui transmette, à quelqu'un d'autre, l'exactitude d'un moment vécu (et ça peut être par ce qu'on appelle "l'imagination", qui est une façon de rebattre les carte de la mémoire). Moment vécu c'est à dire : ce qui était là et ce que ca provoquait à l'intérieur de soi. Il faut que cette dimension de vécu soit principale, même si bien entendu la pensée, les concepts en faisaient partie.
sur l'eau
et je l'étendrais - c'est tiré par les cheveux - à ce qui commande le choix dans l'art abstrait, de tel trait, telle couleur, ou telle mélodie. Ce qui fait que Rémy va garder telle de ses peinturlures hasardeuses et jeter telle autre, ce qui rend une musique touchante : l'écho qui en appelle indistinctement à un moment vécu et à sa couleur émotionnelle.
sur l'eau
Je suis d'accord notamment avec ta première ligne, mais il est parfois difficile de faire la part entre le témoignage d'un vrai ressenti (témoignage qui peut rendre compte de façon réussie ou non) et l'invention qui le mime ou l'hystérise (qui peut très bien fonctionner). Tiens, je me souviens de cette polémique (mais je n'ai pas lu les romans concernés).
"et ça peut être par ce qu'on appelle "l'imagination", qui est une façon de rebattre les carte de la mémoire" : oui, c'est exactement ce qu'écrit Hume.
"et ça peut être par ce qu'on appelle "l'imagination", qui est une façon de rebattre les carte de la mémoire" : oui, c'est exactement ce qu'écrit Hume.
Plaisirs coquins de la tous-seins
Appellez "Allo Gouine" ! 06 66 66 66 66.
Tu pourrais en écrire un vite fait...
... sur la tentative de suicide de l'humain Bonnemaison ?
Moi j'y gnyarrive pas, ça me fait trop honte.
Moi j'y gnyarrive pas, ça me fait trop honte.
sur l'eau
Les choix esthétiques font indubitablement appel à la mémoire, mais il n'y a pas de raison que chaque choix fasse référence à un seul moment mémorisé.
sur l'eau
je n'ai pas dit "un seul"....et effectivement, bien au contraire.
sur l'eau
Je crois que ça fait plus appel à la culture reçue qu'à des moments vécus, mais évidemment, les moments où on reçoit de la culture sont aussi des moments vécus...
sur l'eau
Quand je garde une peinturlure, ça peut être pour deux raisons :
- Elle m'évoque quelque chose, et/ou
- Elle est réussie au sens technique (le contraste est suffisant, il n'y a pas de saletés malvenues, elle est soit suffisamment isotrope soit suffisamment composée, et si elle est composée : il y a un point fort, le point fort est bien placé, elle ne "tombe" pas (la composition est équilibrée), elle contient des réponses).
Le quelque chose que m'évoquent celles qui le font est beaucoup plus souvent de l'ordre du transmis que de celui du vécu : des paysages, des bêtes, des textures de matériaux, toutes choses que j'ai vues en photos mais pas en vrai.
En poésie la réussite technique m'est beaucoup plus importante que l'évocation. L'évocation éclot d'elle-même du jeu sur les matériaux, puis elle sert de fil conducteur à la composition (donc un rôle technique), mais son contenu ne me préoccupe pas tellement.
- Elle m'évoque quelque chose, et/ou
- Elle est réussie au sens technique (le contraste est suffisant, il n'y a pas de saletés malvenues, elle est soit suffisamment isotrope soit suffisamment composée, et si elle est composée : il y a un point fort, le point fort est bien placé, elle ne "tombe" pas (la composition est équilibrée), elle contient des réponses).
Le quelque chose que m'évoquent celles qui le font est beaucoup plus souvent de l'ordre du transmis que de celui du vécu : des paysages, des bêtes, des textures de matériaux, toutes choses que j'ai vues en photos mais pas en vrai.
En poésie la réussite technique m'est beaucoup plus importante que l'évocation. L'évocation éclot d'elle-même du jeu sur les matériaux, puis elle sert de fil conducteur à la composition (donc un rôle technique), mais son contenu ne me préoccupe pas tellement.
sur l'eau
si je t'ai invoqué dans mes propos c'est parce qu'il me semblait que tu m'apporterais la contradiction.
Je crois que j'ai moi-même changé et si je continue à ressentir surtout de l'intérêt pour cette épaisseur de vécu dans les œuvres d'art, je me suis rendu compte aussi de l'importance et des particularités de cette émotion qu'on appelle "émotion esthétique". Il me semble qu'elle apparaît très tôt chez le petit enfant et qu'elle se culturaliste et se rationnalise peu à peu ensuite.
Freud disait que la psychanalyse se tait devant l'art (bien qu'il ait beaucoup analysé les œuvres d'art d'après elle et l'histoire des artistes). Je pense qu'il voulait parler de cette émotion-là.
Je crois que j'ai moi-même changé et si je continue à ressentir surtout de l'intérêt pour cette épaisseur de vécu dans les œuvres d'art, je me suis rendu compte aussi de l'importance et des particularités de cette émotion qu'on appelle "émotion esthétique". Il me semble qu'elle apparaît très tôt chez le petit enfant et qu'elle se culturaliste et se rationnalise peu à peu ensuite.
Freud disait que la psychanalyse se tait devant l'art (bien qu'il ait beaucoup analysé les œuvres d'art d'après elle et l'histoire des artistes). Je pense qu'il voulait parler de cette émotion-là.
sur l'eau
Oui, c'est ça le mot juste : l'émotion esthétique existe en soi, pas seulement comme écho d'une autre émotion vécue.
Une applette filamenteuse
Là, j'ai reprogrammé les trucs en fils :
http://remy.mouton.free.fr/?post=87
Mouaif. C'est pas ma plus grande réussite.
http://remy.mouton.free.fr/?post=87
Mouaif. C'est pas ma plus grande réussite.