Si peu poème de Fabrice selingant
Si peu
Quand par les marbrures anciennes, viennent les flots d’amour dorés
Qu’une volute grandit qui danse, lentement, d’un souffle évaporé
Ici, la mise bas soulève de légers grains de si pure silice
Habilement, retombe la force gravité de la grande malice
Tôt, voilà que vient à sourdre de la roche la liquide nouure
Car la vie vient à paraître, intimement, de la moindre brisure
L’expiration se surprend à se jouer des pierres évanouies
Le flou de l’aube prend à revers la concision des nuits
De ce bas monde, parvient à jaillir la fraîcheur végétale
S’instaurant, bâtissant ses croissances en multiples pétales
Qui organise tout, un monde vient au monde, ô grande renaissance
Où rien ne se répète, où rien n’est identique, ô la si belle enfance
Tellement d’attente, lors, la joie explose dans la douleur d’un cri
Où plus rien n’a de sens, où si peu de raison, où l’angoisse resurgit
Tant de passion cumulée, tant de passion, tant et tant
Et si peu de discernement, si peu, oui si peu d’entendement
Quand par les marbrures anciennes, viennent les flots d’amour dorés
Qu’une volute grandit qui danse, lentement, d’un souffle évaporé.
Fabrice Selingant
Quand par les marbrures anciennes, viennent les flots d’amour dorés
Qu’une volute grandit qui danse, lentement, d’un souffle évaporé
Ici, la mise bas soulève de légers grains de si pure silice
Habilement, retombe la force gravité de la grande malice
Tôt, voilà que vient à sourdre de la roche la liquide nouure
Car la vie vient à paraître, intimement, de la moindre brisure
L’expiration se surprend à se jouer des pierres évanouies
Le flou de l’aube prend à revers la concision des nuits
De ce bas monde, parvient à jaillir la fraîcheur végétale
S’instaurant, bâtissant ses croissances en multiples pétales
Qui organise tout, un monde vient au monde, ô grande renaissance
Où rien ne se répète, où rien n’est identique, ô la si belle enfance
Tellement d’attente, lors, la joie explose dans la douleur d’un cri
Où plus rien n’a de sens, où si peu de raison, où l’angoisse resurgit
Tant de passion cumulée, tant de passion, tant et tant
Et si peu de discernement, si peu, oui si peu d’entendement
Quand par les marbrures anciennes, viennent les flots d’amour dorés
Qu’une volute grandit qui danse, lentement, d’un souffle évaporé.
Fabrice Selingant
Si peu poème de Fabrice selingant
j'ai lu le premier vers.
ça m'a suffit.
ça m'a suffit.
Si peu poème de Fabrice selingant
je t'en remercie.
Si peu poème de Fabrice selingant
il y a quelque chose qui me chiffonne fabrice.
ton engagement dans l'ultra gauche n'est pas un secret. or d'habitude les gens de cette mouvance aiment plutôt le slam/rap ou les avant gardes genre txt ou tel quel. et toi ce que tu fais est très 19èmiste, presuque de l'art pour l'art à la gauthier.
d'où un sentiment de discordance.
ton engagement dans l'ultra gauche n'est pas un secret. or d'habitude les gens de cette mouvance aiment plutôt le slam/rap ou les avant gardes genre txt ou tel quel. et toi ce que tu fais est très 19èmiste, presuque de l'art pour l'art à la gauthier.
d'où un sentiment de discordance.
Si peu poème de Fabrice selingant
Denis, ce qui, moi, me chiffonne ce sont les préjugés, quels qu'ils soient. Je suis tout chiffon.
Si peu poème de Fabrice selingant
oui, bien sûr, c'est cliché ce que je dis, mais souvent c'est vrai.
Si peu poème de Fabrice selingant
le populo aime les valse musette et les bourgeois écoutent bach, non ?
Si peu poème de Fabrice selingant
c'est bourdieu qui l'a dit.
Si peu poème de Fabrice selingant
si peu mais beaucoup d'images poètiques
Si peu poème de Fabrice selingant
Merci Sobac, je cherche aussi cela. Mais comme toute recherche, parfois c'est vainement. Cordialement. Fabrice
Si peu poème de Fabrice selingant
si ça peut te défroisser, l'art poétique de Denis, à l'époque lugubre où l'inspiration le visitait, avait des côtés assez dix-neuvièmistes, mêlés à leur indéniable singularité. Si tu remontes le cours du temps dans le forum tu comprendras ce que je veux dire.
Par ailleurs il fustige les avant-gardes subventionnées..
bref, la voie est tortueuse pour trouver grâce à ses yeux et je me demande même si ce qu'il t'adresse ici n'est pas un compliment :)
Par ailleurs il fustige les avant-gardes subventionnées..
bref, la voie est tortueuse pour trouver grâce à ses yeux et je me demande même si ce qu'il t'adresse ici n'est pas un compliment :)
Si peu poème de Fabrice selingant
Ce qui me frappe, c'est le sentiment de supériorité, à chaque début de siècle, de ceux qui se pensent de ce siècle ; pour les millénaires, je ne sais pas, je suis trop jeune ;) !
Il y a là, dirait peut-être Bourdieux, un chauvinisme temporel.
Moi, j'en deviens nostalgique d'un temps où les antiques avaient un goût de Renaissance.
Je vais suivre ton conseil et tranquillement, remonter le fil du temps de delivre
Cordialement.
Fabrice
Il y a là, dirait peut-être Bourdieux, un chauvinisme temporel.
Moi, j'en deviens nostalgique d'un temps où les antiques avaient un goût de Renaissance.
Je vais suivre ton conseil et tranquillement, remonter le fil du temps de delivre
Cordialement.
Fabrice
Si peu poème de Fabrice selingant
J'aime beaucoup les auteurs qui mêlent modernité et ancienneté, en tirent des accents un peu dissonants, en toute liberté. Il n'y en a pas tellement ici, c'est dommage.
Si peu poème de Fabrice selingant
Un domaine dans le roman échappe parfois au temps, c'est celui de la science fiction, cela donne parfois d'excellents ouvrages, avec des observations humaines très intéressantes.
Cordialement.
Fabrice
Cordialement.
Fabrice
Si peu poème de Fabrice selingant
C'est biembeau... Il faudrait juste enlever la répétition viennent, vient à, vient à, parvient à, qui parasite. Et puis après une telle débauche d'avant-placés adjectifs dans les cinq premiers vers, c'est quand même dommage de s'aussi sec arrêter. Un si marquant tic devrait être, au choix, jusqu'à la fin poursuivi ou dès le début combattu. Pareil pour le vocabulaire précieux, d'ailleurs : à partir d'Où rien ne se répète, où rien n'est identique (habîle contralepse !), il n'y a plus que des mots banals, c'est bien dommage. À part ça, l'assonance à la rime renaissance / enfance / rien n'a de sens n'est pas très habile, et les bégaiements tant de passion tant tant tant si peu de discernement peu peu peu donnent quand même un tantinet l'impression de tirer à la ligne et que la muse, ce tarpon, se fait désirer.
Si peu poème de Fabrice selingant
C'était peut-être vrai à son époque, mais ça date un peu. De nos jours le populo aime la musique américaine et les bourgeois la valse musette.
Si peu poème de Fabrice selingant
Merci pour cette subtile non analyse, d'autres que moi t'ont déjà remercié.
Si peu poème de Fabrice selingant
Les 2 vers qui encadrent et donnent leur mouvement au poème, dansent comme une valse
Ou comme cette version de La chanson de Prévert par Gainsbourg qui n’est pourtant pas une valse. C’est ce que j’ai entendu en lisant ces vers, ils sonnent ainsi dans ma tête.
Le thème du renouveau me paraît très présent comme dans tes autres poèmes il me semble ;)
Ou comme cette version de La chanson de Prévert par Gainsbourg qui n’est pourtant pas une valse. C’est ce que j’ai entendu en lisant ces vers, ils sonnent ainsi dans ma tête.
Le thème du renouveau me paraît très présent comme dans tes autres poèmes il me semble ;)
Si peu poème de Fabrice Selingant
Comme toujours, te lire m'enchante, tu perçois si bien ce que je mets en mots.
Chaque c'est une véritable ouverture des fermoirs placés où le sens s'est mis volontairement et involontairement, et ce qui m'a affirmé le texte comme objet fini.
Merci pour cette lecture.
Fraternellement.
Fabrice
Chaque c'est une véritable ouverture des fermoirs placés où le sens s'est mis volontairement et involontairement, et ce qui m'a affirmé le texte comme objet fini.
Merci pour cette lecture.
Fraternellement.
Fabrice
Si peu poème de Fabrice Selingant
Un texte t'attend ailleurs dont le titre est : C’est comme une lubie.
Mis en image avec un travail plastique décalé. J'attends ta lecture.
Fraternellement.
Fabrice
Mis en image avec un travail plastique décalé. J'attends ta lecture.
Fraternellement.
Fabrice
Si peu poème de Fabrice Selingant
Giuditta a lu et commenté ;)
J'ajoute qu’en effet l'épure du dessin à la grâce giacomettine contraste avec le foisonnement de ta saine lubie, que d’autres sur cette page nomment « L’ écriture » ou « Hic » (voir le 2ème poème), on pourrait même remonter aux « Migrateurs » de Kelig, ou à la photo de Zeio avec le chat et le verre de vin devant le clavier, la page noircie.
Mais ta voix, reste la tienne unique et c’est en cela qu’elle est poétique.
J'ajoute qu’en effet l'épure du dessin à la grâce giacomettine contraste avec le foisonnement de ta saine lubie, que d’autres sur cette page nomment « L’ écriture » ou « Hic » (voir le 2ème poème), on pourrait même remonter aux « Migrateurs » de Kelig, ou à la photo de Zeio avec le chat et le verre de vin devant le clavier, la page noircie.
Mais ta voix, reste la tienne unique et c’est en cela qu’elle est poétique.
Si peu poème de Fabrice Selingant
Tu devrais proposer ta lubie à Sobac, en réponse à son cultivateur-jardinier, et n'en déplaise aux rabat-joie de service ;)
Si peu poème de Fabrice Selingant
Tu as raison, je m'y empresse, mais j'attendais un commentaire (ailleurs) je tremblais de penser que ce texte te déplaisait.
Fraternellement.
Fabrice
Fraternellement.
Fabrice
Si peu poème de Fabrice Selingant
Merci, ô toi, plurielle, modestement, je ne t'avais reconnue, j'en ai fort honte, j'attendais, benoîtement.
Si ce n'est l'analyse concise mais précise, le 63 aurais dû me guider.
Fraternellement.
Fabrice
Si ce n'est l'analyse concise mais précise, le 63 aurais dû me guider.
Fraternellement.
Fabrice