poème pour m.-a.
les difficultés de la vie s'accumulaient
devant nos fragiles pieds nus
la dureté du monde contaminait
le monde clos et silencieux que nous quittions
ce monde fait de chaleur et de silence
beautés inconnues à l’œil des carnassiers
il faudra se quitter et regagner sa place
dans la course des jours où l'air que l'on respire
se fait chaque fois plus rare et plus vicié
cette course sans fin qui nous tient loin
si loin de la douceur de l'autre
et de ses petits gestes qui ouvrent l'univers
et font que l'on se sent si plein de sève
mais toujours l'autre monde, celui-là de la mort
- car c'est la mort enfin dans toute sa splendeur
qui assigne les rôles - revient nous attaquer
avec son froid de glace et ses torrents de boue
l'amour aboli assiste sans fin à la crucifixion
parabole oubliée pour deux mains qui se frôlent
avant que ne renaissent d'autres entrelacements
devant nos fragiles pieds nus
la dureté du monde contaminait
le monde clos et silencieux que nous quittions
ce monde fait de chaleur et de silence
beautés inconnues à l’œil des carnassiers
il faudra se quitter et regagner sa place
dans la course des jours où l'air que l'on respire
se fait chaque fois plus rare et plus vicié
cette course sans fin qui nous tient loin
si loin de la douceur de l'autre
et de ses petits gestes qui ouvrent l'univers
et font que l'on se sent si plein de sève
mais toujours l'autre monde, celui-là de la mort
- car c'est la mort enfin dans toute sa splendeur
qui assigne les rôles - revient nous attaquer
avec son froid de glace et ses torrents de boue
l'amour aboli assiste sans fin à la crucifixion
parabole oubliée pour deux mains qui se frôlent
avant que ne renaissent d'autres entrelacements
poème pour m.-a.
Douceur contenue et élégante,
à laquelle la réalité, menaçante, a tout de même offert un répit.
Cet amour n’a pas vaincu la mort,
mais il ne semble pas non plus que la mort ait vaincu cet amour
puisque d’autres entrelacements renaîtront,
malgré elle.
C’est un chouette poème, bravo.
à laquelle la réalité, menaçante, a tout de même offert un répit.
Cet amour n’a pas vaincu la mort,
mais il ne semble pas non plus que la mort ait vaincu cet amour
puisque d’autres entrelacements renaîtront,
malgré elle.
C’est un chouette poème, bravo.
le pont - deux pigeons
Deux chansons de Manset, l'un optimiste, l'autre pessimiste, pour aller avec la dualité de ton poème.
le pont - deux pigeons
merci claire !
- pas de texte -
poème pour m.-a.
Un texte simple, compréhensible, humain, sans effet. C'est pas mal quand même. Il peut se partager, devenir utile, enrichissant. Un texte qui parle le langage commun mais cependant marquant sa singularité sensible, vécue, et rien que par cela, il redonne sens et fonction au geste d'écriture. Solidaire et solitaire devient l'activité d'écrire... Merci.