Soirée d'inventaire
Combien de bonnes années n'avons-nous pas dites, sans penser à demain ?
Combien de petites salopes n'avons-nous pas baisées ?
Combien de journées n'avons-nous pas endurées sans qu'il paraisse, sans qu'il soit même possible d'y remédier ?
Combien de tremblements n'avons-nous pas éprouvés devant une figure paternelle, ou maternelle, c'est selon ?
Combien de combien n'avons-nous pu jamais compter ?
Combien sont-ils, s'il est jamais possible d'imaginer d'infinis combien ?
Combien pouvez-vous dire que vous avez eu de biens, sans avoir jamais été si bien ?
Ils sont innombrables, toujours...
Cependant, combien avez-vous aimé de fois ?
Pour ma part, jamais qu'une fois, et jamais la même.
Combien de petites salopes n'avons-nous pas baisées ?
Combien de journées n'avons-nous pas endurées sans qu'il paraisse, sans qu'il soit même possible d'y remédier ?
Combien de tremblements n'avons-nous pas éprouvés devant une figure paternelle, ou maternelle, c'est selon ?
Combien de combien n'avons-nous pu jamais compter ?
Combien sont-ils, s'il est jamais possible d'imaginer d'infinis combien ?
Combien pouvez-vous dire que vous avez eu de biens, sans avoir jamais été si bien ?
Ils sont innombrables, toujours...
Cependant, combien avez-vous aimé de fois ?
Pour ma part, jamais qu'une fois, et jamais la même.
Soirée d'inventaire
Combien
Combien de rides sur ce visage
Qui vécut bien des épreuves
Comme autant d’étapes
Dans une vie d’usages
Combien de larmes
Sur ces rides profondes
Rigoles naturelles
D’un visage, qui vu les armes
Combien d’heures d’attente
De ce corps en action
Dans un décor d’apparat
Pour une vie croyante
Combien d’instants volés
Au temps qui file
Et défile, comme la laine
D’une Pénélope appliquée
Combien de baisers donnés
D’émotions partagées
Avec cette passion
Quand la vie se veut éthérée
Combien de mots encore
Afin d’évoquer la continuité
D’une vie douce/amère
Aux confins d’une galaxie, libérée des corps
Combien en point d’interrogation
Demain et lendemains
Irréelle tourmente
Ou la fin sera, abdication
Combien la mort a un prix
Pour dormir près des cyprès
Sur un terrain communal
Dont l’issue est, esprit
Combien de rides sur ce visage
Qui vécut bien des épreuves
Comme autant d’étapes
Dans une vie d’usages
Combien de larmes
Sur ces rides profondes
Rigoles naturelles
D’un visage, qui vu les armes
Combien d’heures d’attente
De ce corps en action
Dans un décor d’apparat
Pour une vie croyante
Combien d’instants volés
Au temps qui file
Et défile, comme la laine
D’une Pénélope appliquée
Combien de baisers donnés
D’émotions partagées
Avec cette passion
Quand la vie se veut éthérée
Combien de mots encore
Afin d’évoquer la continuité
D’une vie douce/amère
Aux confins d’une galaxie, libérée des corps
Combien en point d’interrogation
Demain et lendemains
Irréelle tourmente
Ou la fin sera, abdication
Combien la mort a un prix
Pour dormir près des cyprès
Sur un terrain communal
Dont l’issue est, esprit
Soirée d'inventaire
Comme une douceur vertigineuse, celle de qui se retourne vers Eurydice ?
Soirée d'inventaire
Tu viens de m'éclairer, seyne.
Soirée d'inventaire
Gracias
Et bravo, j'aurais pas dit mieux !
Et bravo, j'aurais pas dit mieux !