Un petit exercice
Bonjour à tous, je vous propose ici un exercie que nous avons commencé avec une amie à moi. Elle me donnait 10 mots et moi pareil et nous avions 1h30 pour écrire un poème. Voilà ce que ça donne:
Les mots:
-couloir
-verre
-hanches
-tétanisée (oui, au féminin)
-clitoris
-brique
-bleu
-sauvageon(ne) (au choix)
-aqueux
-circuit
Le poème:
voyais motifs dans hanches pleines
dans corps chiadé dans ange bleu
buvais à même grande haine
ses mots de verre on eût dit dieu
clitoris narguait les messieurs
le terrassé pleurait des briques
débarrassé de quelques cieux
sauvageon naissait du tragique
chatte rasée plaisir aqueux
tétanisée v’la kel se tend
circuit doux qu’emprunte ma queue
pour aller vivre dans satan
et jusqu’au bout ses hanches tendres
m’ont soustrait à mon bon vouloir
n’en peux plus vraiment de l’attendre
peaux de lièvre au fond du couloir
*
Je vous propose 10 mots:
nuque,
paume,
vengeresse,
carlingue,
putain,
romarines (un néologisme),
onde,
desséché (au masculin),
méandres,
boxe
à vous ! Touts les formes sont autorisées.
Les mots:
-couloir
-verre
-hanches
-tétanisée (oui, au féminin)
-clitoris
-brique
-bleu
-sauvageon(ne) (au choix)
-aqueux
-circuit
Le poème:
voyais motifs dans hanches pleines
dans corps chiadé dans ange bleu
buvais à même grande haine
ses mots de verre on eût dit dieu
clitoris narguait les messieurs
le terrassé pleurait des briques
débarrassé de quelques cieux
sauvageon naissait du tragique
chatte rasée plaisir aqueux
tétanisée v’la kel se tend
circuit doux qu’emprunte ma queue
pour aller vivre dans satan
et jusqu’au bout ses hanches tendres
m’ont soustrait à mon bon vouloir
n’en peux plus vraiment de l’attendre
peaux de lièvre au fond du couloir
*
Je vous propose 10 mots:
nuque,
paume,
vengeresse,
carlingue,
putain,
romarines (un néologisme),
onde,
desséché (au masculin),
méandres,
boxe
à vous ! Touts les formes sont autorisées.
Un petit exercice
Sur le toboggan de ta nuque
glisseraient mes paumes vengeresses
comme dans une putain de carlingue
où les fleurs bleues romarines
ne peuvent pas déployer leur onde parfumée
car c'est mon amour desséché maintenant
qui dessine d'infâmes méandres
sur ta nuque penchée que je boxe !
glisseraient mes paumes vengeresses
comme dans une putain de carlingue
où les fleurs bleues romarines
ne peuvent pas déployer leur onde parfumée
car c'est mon amour desséché maintenant
qui dessine d'infâmes méandres
sur ta nuque penchée que je boxe !
Un petit exercice
Cool ! Propose des mots à ton tour.
Un petit exercice
Comme c'est Pâques, je te propose avec tes mots encore une autre version, plus bienveillante :
Les méandres de ma joie,
la joie de mes paumes
forme les méandres de mon cœur,
pour la putain aux senteurs romarines,
la romarine fille,
douce carlingue de chair,
sans ombre vengeresse
où se console ma détresse,
où mes baisers font une boxe charmante
sur ta nuque de putain,
pour l'homme desséché,
que je ne suis plus.
Les méandres de ma joie,
la joie de mes paumes
forme les méandres de mon cœur,
pour la putain aux senteurs romarines,
la romarine fille,
douce carlingue de chair,
sans ombre vengeresse
où se console ma détresse,
où mes baisers font une boxe charmante
sur ta nuque de putain,
pour l'homme desséché,
que je ne suis plus.
Un petit exercice
J'avoue que cette deuxième version est vraiment chouette
Un petit exercice
ah, son odeur romarine
Provence de mon enfance
ou suivre ses méandres
était mon jeu préféré
soleil irradiant l’envie
sa nuque attisait désir
de celle nommée putain
une gitane vengeresse
moi, desséché, ébloui
rêvant de ce corps carlingue
elle,dans l’onde transparente
laisser traîner son regard
jeu de paumes de nos yeux vifs
on se jaugeait sans vergogne
comme on boxe quant on est sûrs
d’être dans la ligne de mire
Provence de mon enfance
ou suivre ses méandres
était mon jeu préféré
soleil irradiant l’envie
sa nuque attisait désir
de celle nommée putain
une gitane vengeresse
moi, desséché, ébloui
rêvant de ce corps carlingue
elle,dans l’onde transparente
laisser traîner son regard
jeu de paumes de nos yeux vifs
on se jaugeait sans vergogne
comme on boxe quant on est sûrs
d’être dans la ligne de mire
Un petit exercice
Je rêvais de ces mots d’avion, d’un voyageur qui ne reviendra pas,
de sa solitude avant l’appel de son vol : carlingue, transit, tarmac.
Je rêvais d’être lui, qui lève fatigué mais résolu
un dernier regard sur le monde desséché qu’il quitte,
un regard qu’il baignera bientôt, de si haut, dans les méandres d’argent d’un fleuve soumis.
Nuque et paumes chaudes, appuyé sur son dossier,
il pense à ce qu’il rejoint, les regards noirs en amande, les ondes lentes sous un bateau de bois repeint, les villes aplaties au bord de l’eau.
Et là, les gens qui vivent à leur manière.
Petits marchands, jeunes gens affairés, putains sous un toit de tôle, et, tout au fond du marché couvert, dans la pénombre, garçons qui déchaînent pour quelques pièces une violence vengeresse, puis s’assoient à peine meurtris, sur le sol autour du ring de boxe, rouge.
Là, les parfums sont humides et forts, et toujours au bord de la putréfaction. Rien de la sèche rectitude des odeurs romarines, rien du soleil blanc de son pays natal, de sa pierre immémoriale.
Là, tout est en remaniement, tout est en vie rapide, où se noyer, où disparaître.
de sa solitude avant l’appel de son vol : carlingue, transit, tarmac.
Je rêvais d’être lui, qui lève fatigué mais résolu
un dernier regard sur le monde desséché qu’il quitte,
un regard qu’il baignera bientôt, de si haut, dans les méandres d’argent d’un fleuve soumis.
Nuque et paumes chaudes, appuyé sur son dossier,
il pense à ce qu’il rejoint, les regards noirs en amande, les ondes lentes sous un bateau de bois repeint, les villes aplaties au bord de l’eau.
Et là, les gens qui vivent à leur manière.
Petits marchands, jeunes gens affairés, putains sous un toit de tôle, et, tout au fond du marché couvert, dans la pénombre, garçons qui déchaînent pour quelques pièces une violence vengeresse, puis s’assoient à peine meurtris, sur le sol autour du ring de boxe, rouge.
Là, les parfums sont humides et forts, et toujours au bord de la putréfaction. Rien de la sèche rectitude des odeurs romarines, rien du soleil blanc de son pays natal, de sa pierre immémoriale.
Là, tout est en remaniement, tout est en vie rapide, où se noyer, où disparaître.
Un petit exercice
Ca fait froid dans le dos.
Un petit exercice
Ca fait plaisir de te voir débarrassé de tout passé et de toute mélancolie : tu jouis ainsi sans entrave. C'est la magie des exercices, de pousser vers l'avant.