Par les temps
qui vive, eau contraire m'aime
crisse le sable des vieux coquillages
morcelés, de criques en calanques
à la bordure des falaises
terre glaise
à la renverse, couvert d'écume
aux rocs abrupts, regards lointains
des proches, dans l'élan
des vagues divaguent, la mer enroule
plonge en tourbillon
aux tréfonds, remonte pleins flots
risque large, vise l'horizon
au ciel glazic, gris-gris et
memestra
à la clarté éphémère
en mêlée d'huitres, filtré
ballotté aux vents dansant
au gré d'humeurs marines
O goélands, mouettes, sternes, cormorans, albatros
s'en fendent la mor, en vol
chut sur la crête, les perles
tempête de vers, éclairs sol air
anti-missiles, anti-milliardaires
tout tombe allo, silence radio
solide air
à l'os du monde, hâte l'antique
forme d'antipeur en fond de sel
du bleu au vert
on rouge
sort la torpeur
part l'amertume
à la lutte des temps présents
à nos secours
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