cairn
La mort dure sept ans à l’horloge de pierre
Quatre années de nuit froide et trois années de feu
Le chemin rouge succédant au chemin noir
La mort est belle aux yeux de la déesse Ishtar
*
Suivant son propre labyrinthe
Dans l’ombre des portraits de pierre
Une femme erre parmi les os noircis
En quête d’un esprit pour l’enfant qu’elle porte
Quatre années de nuit froide et trois années de feu
Le chemin rouge succédant au chemin noir
La mort est belle aux yeux de la déesse Ishtar
*
Suivant son propre labyrinthe
Dans l’ombre des portraits de pierre
Une femme erre parmi les os noircis
En quête d’un esprit pour l’enfant qu’elle porte
cairn
J'aime beaucoup
cairn
Super, çuilà !
Moi à ta place je ficèlerais mieux que ça les deux strophes - d'après la 1e, les os de la 2e devraient être rougis et pas noircis, non ? Et puis si tu remplaces "pierre" par "fer", ça devient une fonderie, et on comprend mieux d'où sortent les portraits et pourquoi il faut du feu (alors que là, çtumpeu arbitraire, quand même).
Moi à ta place je ficèlerais mieux que ça les deux strophes - d'après la 1e, les os de la 2e devraient être rougis et pas noircis, non ? Et puis si tu remplaces "pierre" par "fer", ça devient une fonderie, et on comprend mieux d'où sortent les portraits et pourquoi il faut du feu (alors que là, çtumpeu arbitraire, quand même).
cairn
C'est vrai que les deux strophes sont un peu disjointes (d'où l'astérisque) ; je me suis d'ailleurs demandé s'il fallait mettre la première.
En fait, c'est dur de rougir des os ! Passés au feu (le chemin rouge), ils noircissent. Les "portraits de pierre" sont les menhirs qui d'après certains étaient gravés (bas-reliefs) et peints à l'effigie de seigneurs ou de grands guerriers défunts, sur fond de retour des âmes dans des corps nouveaux, une fois le cycle des 7 ans de mort accompli. Les trois dernières années, les os, conservés sous le dolmen ou tumulus, étaient brisés et passés au feu, pour permettre à l'esprit de s'échapper.
En fait, c'est dur de rougir des os ! Passés au feu (le chemin rouge), ils noircissent. Les "portraits de pierre" sont les menhirs qui d'après certains étaient gravés (bas-reliefs) et peints à l'effigie de seigneurs ou de grands guerriers défunts, sur fond de retour des âmes dans des corps nouveaux, une fois le cycle des 7 ans de mort accompli. Les trois dernières années, les os, conservés sous le dolmen ou tumulus, étaient brisés et passés au feu, pour permettre à l'esprit de s'échapper.
cairn
Ah d'accord, çtun pouem à clé ! C'est pas un peu gênant ? La plupart des lecteurs ne vont pas savoir de quoi tu parles...
Ça paraît difficile d'apporter les infos nécessaires en gardant le ton. Ce serait plus simple de faire en sorte que le pouem ait une cohérence interne forte, pour que les gens qui ne s'y connaissent pas en menhirs le comprennent quand même.
Sinon pour la couleur des os, bah, dans un pouem ils peuvent bien prendre la couleur qu'ils veulent, c'est métaphorique. Dans la réalité ils ne deviennent pas noirs non plus, mais bruns, alors tu peux bien les dire rouges.
Ça paraît difficile d'apporter les infos nécessaires en gardant le ton. Ce serait plus simple de faire en sorte que le pouem ait une cohérence interne forte, pour que les gens qui ne s'y connaissent pas en menhirs le comprennent quand même.
Sinon pour la couleur des os, bah, dans un pouem ils peuvent bien prendre la couleur qu'ils veulent, c'est métaphorique. Dans la réalité ils ne deviennent pas noirs non plus, mais bruns, alors tu peux bien les dire rouges.
cairn
A clé, non, on peut aimer les images sans tout savoir du fond, ou du moins en voyant ce dernier juste affleurer. Je te donnais le sens que j'y mets pour montrer que ça n'était pas gratuit. J'aime bien ne pas tout comprendre (cf. Mallarmé). Un poème n'est pas une dissertation ; il doit être plus exotique, excitant, mystérieux. Et puis penser tout comprendre de quelque chose, et par exemple de ses propres poèmes, c'est verser dans l'illusion de contrôle. ça ne m'intéresse pas. Mais c'est sûr que ce poème-là est particulièrement obscur, ou mystérieux. Le mystère, les Mystères antiques - j'aime.
Merci pour tes commentaires, au fait.
Merci pour tes commentaires, au fait.
cairn
de même
cairn
-infos nécessaires- cohérence interne- ça vient faire quoi avec la poésie?
Le titre me paraît pourtant clair. Après chacun ressent à sa manière et y prend et comprend ce qui lui convient.:)
Le titre me paraît pourtant clair. Après chacun ressent à sa manière et y prend et comprend ce qui lui convient.:)
cairn
Très beaux textes reliés par le fil de la vie, cycle et passage parmi les vivants et les âmes.
cairn
Bien vu ; j'ai oublié d'écrire en effet que j'essaie d'avoir des titres qui éclairent un peu le sens.
cairn
Assez enchanteur, je l'ai lu en écoutant cette musique :
https://www.youtube.com/watch?v=YQh2UCA_cOY&index=20&list=PLqQUlFyEvNzBAmJYb8Niq6861nVNZNfCZ
https://www.youtube.com/watch?v=YQh2UCA_cOY&index=20&list=PLqQUlFyEvNzBAmJYb8Niq6861nVNZNfCZ
cairn
Eh bien merci, je suis content que ces quelques vers vous plaisent.
ça marche en effet sans doute assez bien avec le côté païen de musiques à la Bartok ou Stravinski.
Mais pour tout dire, je les ai écrits en écoutant ceci (rien à voir, il faut aimer le rock... monolithique) :
subrosa
ça marche en effet sans doute assez bien avec le côté païen de musiques à la Bartok ou Stravinski.
Mais pour tout dire, je les ai écrits en écoutant ceci (rien à voir, il faut aimer le rock... monolithique) :
subrosa
cairn
Ben si tu veux la cohérence interne, pour un pouem, c'est comme le rythme pour une musique. Dans toutes les musiques que tu cites là et que tu écoutes, il y a un rythme régulier et les musiciens jouent ensemble. Ça fait mathématique, contraint, pas artistique, etc., tout ce que tu voudras, sauf que si les compositeurs et les musiciens ne prenaient pas cette peine, la musique serait nulle et tu n'arriverais pas à l'écouter.
cairn
Il ne me semble pas qu'ici le texte manque de cohérence interne,, le titre nous indique où il nous emmène avec une clarté suffisante me semble t-il mais je vois ou plutôt je saisis ce que tu veux dire par cohérence interne, ça me fait un peu penser à la pédagogie où on balise ce qui va être fait pour éviter les contre sens, incompréhensions et autres mésaventures par rapport à un texte quelqu'il soit. Et la poésie justement peut se dégager de cette contrainte, à mon humble avis.
Concernant la musique, certains compositeurs ont détourné le système classique des notes pour faire entendre autrement, perso je n'y entends rien mais cela ne signifie pas qu''il y manque de cohérence interne, simplement je n'entre pas dedans et même avec les infos pour comprendre la démarche ça ne change rien parcqu'au delà de cette compréhension de sens, il y a un autre niveau qui permet de sentir ou pas.
Concernant la musique, certains compositeurs ont détourné le système classique des notes pour faire entendre autrement, perso je n'y entends rien mais cela ne signifie pas qu''il y manque de cohérence interne, simplement je n'entre pas dedans et même avec les infos pour comprendre la démarche ça ne change rien parcqu'au delà de cette compréhension de sens, il y a un autre niveau qui permet de sentir ou pas.
cairn
D'abord faut pas confondre la cohérence interne et le fait d'être compréhensible : j'ai dit : à défaut de l'un il faudrait de l'autre. Simplement, si on enlève les deux en même temps, l'œuvre est nulle.
Laisse tomber les "autres niveaux qui permettent de sentir ou pas", y'a pas de magie ni de miracles, un texte mal ficelé ou une musique sans rythme, les lecteurs/auditeurs n'y rentrent pas, la meilleure preuve étant que tu ne rentres pas toi-même dans les compositeurs contempos que tu appelles à la rescousse.
Laisse tomber les "autres niveaux qui permettent de sentir ou pas", y'a pas de magie ni de miracles, un texte mal ficelé ou une musique sans rythme, les lecteurs/auditeurs n'y rentrent pas, la meilleure preuve étant que tu ne rentres pas toi-même dans les compositeurs contempos que tu appelles à la rescousse.