La beauté

par Péri @, samedi 09 octobre 2021, 11:38 (il y a 14 jours)

La beauté

La beauté, on n’a pas de jugement pour la décrire,
elle est cet infini visuel et sonore.
C’est un cabaret intérieur qui vous traverse l’esprit,
cette vertu qu’on ne saurait inventer.
La beauté, c’est comme un jardin qui reste allumé toute la vie,
une étoile, un fantôme qui ne meurt jamais.
Dans l’univers, l’aiguille est un spectacle,
une métamorphose dont la conscience s’étonne.
Dans la beauté, une poussière raconte la lumière,
les symboles du ciel tombent dans les gouffres,
ils vibrent malgré les ténèbres.
J’ai d’elle un souvenir silencieux qui éclate,
un écho dans la gorge pendant que dorment les animaux,
le bâillement des panthères sur les cimes abandonnés.
L’épaisseur de l’azur est plus intense que celle des décombres.
Les yeux sans colère dans la peau du héros sont beaux.
Ce qu’on ne voit pas dans l’évidence c’est la beauté.
Elle est cet évènement qu’on a tort de chercher,
un miel de sainteté qu’on voudrait pour consolation.
La nuit, il faut prévoir une valise vide,
regarder l’horizon où s’achète l’espoir.
Par les fenêtres se traîne la douleur.
Les serpents migrateurs, dans la fosse, ont une beauté de décomposition.
Boire des liquides au ventre de l’idéal,
comme l’imbécile dont la beauté serait un cabotin qui se promène.
La beauté, c’est une reine que je transporte dans les feuillages de ma mémoire.

La beauté

par """"sobac @, samedi 09 octobre 2021, 13:25 (il y a 14 jours) @ Péri

La beauté, de son air hautain
Toiser la laideur, sa sœur
Un peu d’amour propre, diantre
Vous vous laissez aller
Qu’elle inconstance, et répugnance

La laideur, que l’écho de ces mots
Venaient rappeler, sa triste réalité
Voulut se terrer, devant tant de méchancetés
Mais aucuns sons n’osaient sortir
De peur d’être cinglé par la cruauté

Vivre cote à cote, alors que tout les opposer
La laideur se disait, quelle injustice
Qu’ai- je fais pour mériter ces affronts
Faut’ il être né pour souffrir, humilier
Sans une once de charité

La beauté, elle, se pavanait
De répliques acerbes en paroles blessantes
Elle pérorait, avec sa cour servile
S’exhibait dans les magasines
Paradait sur les plateaux télés

Un matin, alors que le ciel bleu annonçait
Une journée radieuse, pour la bêcheuse
Une ride s’invita, sur sa frimousse
Elle camoufla, d’un maquillage
Cette vilaine, voulant ruiner son succès

Mais le sort, surtout quand il s’acharne
Est un prédateur plus féroce encore
N’ayant nulles pitiés,
Ni même, la moindre compassion
La beauté, ridée, ravalait, anonyme

Dés lors, se croisant au détour d’un chemin
Ou les ronces côtoyaient, des reines des prés
En toute harmonie, sans acrimonie
Les deux sœurs ne purent s’éviter
Il n’y avait plus rien pour les distinguer

Moralité

A chacun son heure, a chacun son destin
C’est ainsi que vivent les différences

La beauté

par Péri @, samedi 09 octobre 2021, 19:00 (il y a 13 jours) @ """"sobac

Bravo pour la mise en fable.

Toi tu es critique et sage

moi seulement un gogo à la recherche de ce pourrait me faire vivre

merci pour ta "belle" réplique