désordre délirant

par L'automate, vendredi 03 décembre 2021, 22:56 (il y a 48 jours)

Pressez vous, vous pouvez, quand il faut, le silence se déchire toujours à l'envers avec les mêmes courbatures, je suis, pour aujourd'hui, l'étranger aux lèvres gercées, sale môme !
Antonin t'as perdu ta grande ourse et tu vas leur montrer qu'une offense s'apprend à l'heure du marché du sac des ménagères , si ton regard en flaque méprise la volière et ses barreaux froissés comme un supplice, c'est demain qu'on se frise pas encore pour rien.
Les matins, parlons en des matins, c'est froid presque en retard sur l'estomac bloqué, ils ne regardent rien, jamais vers ton exil.
Le regard ça se perd un peu comme la carte avec le nord , le sud, qui se brouillent à l'index, non, je n'ai pas fini.
Il faut que vous sachiez que je suis intraduisible, c'est pour donner raison à l'opaque des foules, non ?
Tu ne comprends pas tout du visible à peu près, tu vas parler?
Jamais, ou peut-être en hiver quand le ciel va pisser sur le journal d'hier emballant l'élection. Il faut traquer le confortable pour colporter le temps qu'il doit faire en saison mais je le perds ce temps à ne pouvoir citer tous les exemples qui nous feront trembler à chaque rendez vous.
Je me rends sans menace avec du lourd en moi, comme une citation de la malédiction des dix mots du poète, des sept ans de l'artiste, arpentant le maudit boulevard .
Vous ne lisez qu'en biais, vous ne savez pas lire dans mon encombrement, faudrait-il que j'invente la sirène à midi, quand vous n'entendez rien , ce serait trop facile.
Je dois me mériter pour pénétrer mes hordes, vous aimez la déroute aux parfums d'exotisme, vous n'êtes pas chez moi, je suis versé ailleurs vers le cri de l'intime, l'orage de mon sexe au désespoir de vous, j'ai visité la nuit ta figurine rose, tour de piste mouillé dans le long et le lent, tu n'attendais pourtant qu'une oppression de plus, je ne t'ai pas tout dit …
ma voiture hennit au matin débrayé comme un raid de bitume à réviser plus tard, mes traces sont visibles, c'est là que tout se joue rivalisant de chrome. Le temps pour me convaincre que l'important c'est moi, avec ricanements et grimaces au trousseau .
Je suis branleur de portes et tocsin de présence, vous avez existé dans l'entrebâillement, déjà une fissure et tout n'est pas perdu, jusqu'au bout vous ne dites rien, un jour vous n'aimerez que toi.