couleurs

par Soledad, mercredi 30 octobre 2019, 15:26 (il y a 19 jours) En réponse à 411

Votre message me semble très juste.
Néanmoins, on est toujours le nègre, le juif, l'immigré, la tapette de quelqu'un... Tant que l'on est docile, cela ne pose aucun problème : on est le pote africain, le voisin juif, le maçon immigré, le collègue homo. Par contre dès qu'il y a conflit, on redevient le nègre, le youpin, le portos ou la tantouze.
Un peu comme vous, je n'avais jamais ressenti de discrimination dans ma jeunesse. La méfiance et la distanciation sont des attitudes plutôt récentes en France.
J'ai passé ma vie à être un étranger à travers le monde. Les nationalismes progressent partout, même au sein d'une même nation, un vieux réflexe de survie dans une ère de pénurie matérielle et des valeurs universelles, ce n'est pas un bon signe pour l'humanité...
Rien que pour cela, quelle que soit la portée littéraire ou le style du texte de Sobac, je trouve que ses mots consolent. Plus qu'un poème, je le prends comme une déclaration partagée.
Au plaisir 411

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