Comme un murmure de mouchoir, une douce tristesse poème Fabrice Selingant

par le Rouge-gorge, jeudi 11 mai 2017, 22:29 (il y a 191 jours) En réponse à le Rouge-gorge

Comme un murmure de mouchoir, une douce tristesse
Tel un silence d'abîme, un souffle doux amer
Les formes enferment-elles constamment ce qu'elles prétendent ?
Y a-t-il toujours des arbres sous la neige ?
La mousse qui s'étend rafraîchit-elle la mémoire d'arbre des souches ?
L'abeille semble pressée, de retour à la ruche, qui l'ordonne ?
Les fleurs en se parant d'une variation d'odeurs
Pensent-elles duper la mémoire sucrée des papillons ?
Les feuilles en changeant de couleur, se préparent-elles à la folie du vent ?
L'acte d'inaction du gel de l'eau, est-il le plus grand abandon ?
Est-ce certain que la mort des passereaux dans l'appétit des chats
Est une geste sportive de félins sur-nourris ?
Poussée des pollens ; les acouphènes deviennent secondaires
Leur présence assidue reste une morne complainte
Faut-il voir, dans les pluies du printemps, un besoin végétal à satisfaire,
Dans la crainte exprimée, aux jardins de nos vies, de cette revanche de gels tardifs
Aux jours des saints de glace un désir assumé de fructification, une envie d'enfançon ?
Les princesses et les pirates ne chaussant pas encore des pointures adultes
Entendent-ils, sous nos verbes, tous leurs sous-entendus ?
Fabrice Selingant

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