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par François, lundi 23 octobre 2017, 00:48 (il y a 26 jours) En réponse à François

En fait je pense qu’appréhender l’écriture comme une activité située hors la vie, c’est la rendre anormalement lourde, mortifère. C’est lui transmettre un étouffement, un poids qu’elle ne possède pas par nature. C’est riche de sens, la placer en dehors de la vie, c’est la sacraliser comme on sacralise la mort. Quand on dit qu’il faut mettre de côté l’écriture pour vivre véritablement, il me semble que ce qu’on dit vraiment, c’est « il faut mettre de côté un pan entier de la vie » car seulement quelqu’un pour qui l’écriture est sacrée peut dire cela. Une personne qui, cessant d’écrire se sent vivre, c’est aussi quelqu’un qui ne peut vivre sans écrire/créer.

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